Silences glacials, Gwendoline Cachia, Nouvelles Plumes

« Elle ne comprenait pas ce qu’il disait. Pouvait-il lui dire de boire de l’eau comme si cela allait tout effacer ? Ses yeux restaient rivés sur Enrico. Y avait-il une limite à ce que l’homme pouvait faire subir à ses semblables ? Y aurait-il un jour une fin aux guerres pour qu’enfin on ne fabrique plus de telles horreurs ? Ces questions se télescopaient dans son esprit confus sans qu’elle ne pût y réfléchir vraiment. »

« Nous faisons un métier dangereux, dans un monde dangereux ! »

               Avant toute chose, il faut que je vous raconte ma rencontre, notre rencontre avec ce livre – ou plutôt avec son autrice. Un vendredi, Maman m’appelle pour m’annoncer qu’elle a rencontré, dans une salle d’attente, une patiente qui écrit… et dont le livre a été publié il y a peu, édité par Nouvelles Plumes (édition connue pour lancer de nouveaux talents). Ce livre, c’est Silences glaciales, et l’autrice, Gwendoline Cachia. Il est, pour l’instant, en exclusivité chez France Loisirs. Je m’empresse donc de me rendre dans ma librairie (vous l’aurez compris, toujours la même), qui, par chance (ou par signe du destin !) a une aile France loisirs ! Je repars avec ce livre sous le bras et j’en envoie la photo à Maman. Dire que sur la Côte, certains ont du mal à le trouver, moi, à près de neuf cents kilomètres, je l’ai en ma possession ! Descendant dans la foulée sur cette Côte natale, pour les vacances, je le livre donc à Maman. Elle le lit avec des Wouah il est trop bien, il faut que tu le lises tu vas aimer c’est sûr. Entre temps, je rencontre – dans cette même salle d’attente – l’autrice en question. Très sympathique, nous bavardons un moment de ses inspirations, de ce chemin d’écriture qui est une passion. Elle nous dédicace le livre. La fin des vacances est annoncée, je remonte avec le livre. Décidément, c’est un livre voyageur… Mais maintenant que je l’ai lu, cela ne m’étonne pas vraiment…

Diane vit en Australie. C’est la destination qu’elle a choisi pour se reconstruire. Ancienne scientifique au sein de l’armée française, elle se reconvertit dans une entreprise de cosmétiques pour tenter d’oublier son passé : un mari, lui aussi membre de l’armée, décédé lors d’une mission. Elle en ignore les conditions et rencontre des difficultés à faire son deuil… Comme si son défunt mari, Peter, la hantait. C’est Dennis, le frère jumeau de son mari – meilleur ami de Diane – qui va venir la chercher, et donner à jamais un nouveau souffle (glacial ?) à sa vie…

Si le début de l’histoire est une triste histoire de vie, une reconstruction pénible d’un personnage, très vite, la science-fiction vient s’en mêler. L’autrice réussit avec brio à mêler histoire d’amour, psychologie et science-fiction. Un livre qui ne demande qu’un deuxième volume, et une adaptation au cinéma ! L’histoire si bien ficelée pourrait déchirer le grand écran ! Ce n’est pas nous, lecteurs, qui avalons le livre mais c’est bien Lui qui nous avale. Pourtant, pas besoin de combinaison, c’est trop tard, le virus de ce livre est inscrit en vous, et une petite voix vous murmure que vous ne pouvez pas le lâcher…

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