Brille tant que tu vis, Alice Quinn, Editions Alliage

« Je ne veux plus me forcer. Faire semblant d’y croire. Que la vie est belle. Qu’elle vaut la peine d’être vécue. Qu’on va réussir à sauver l’humanité. Que le fond de l’homme est bon. Qu’on va tous s’en sortir. Que les chats c’est trop mignon. Un chat c’est juste égoïste et profiteur. Pour ne pas dire hypocrite. »

« Ne pas lutter contre son destin ? Mais pour moi, c’est tout le contraire ! Je veux lutter contre lui. Je m’y oppose de toutes mes forces. Jamais je ne me laisserai faire. Jamais je n’autoriserai mon destin à décider à ma place ce qu’il doit m’advenir. »

J’ai découvert Alice Quinn sur les réseaux sociaux. Cette autrice m’était alors complètement inconnue. Après quelques messages, elle m’envoie son livre au format numérique. C’est toujours très intéressant de rencontrer un auteur avant ses œuvres, et enrichissant quand vient l’heure des retours. Je défilais le texte au fil des pages, et au rythme de ma souris. J’ai été surprise à plusieurs reprises dans ce livre : il est impossible d’anticiper la suite – comme il est impossible d’anticiper son destin, même avec la meilleure volonté du monde ! J’ai tant aimé ce livre que je l’ai commandé en version papier, chez ma libraire, afin de le ranger dans ma bibliothèque, auprès de mes autres trouvailles littéraires.

Anita a la cinquantaine, résolue à quitter ce monde. Ce n’est plus pour elle. Sa maladie et ses conséquences, la distance avec son fils qui ne prend jamais de ses nouvelles, ne font que la conforter dans cette idée. Alors, elle s’offre une dernière cérémonie, un dernier luxe en grandes pompes : celle de sa mort. Tout est prêt, dans les moindres détails. Du rouge à lèvres, à la robe, en passant par le champagne et les comprimés. Elle est prête. Il ne reste plus qu’à… Mais le destin l’appelle : son téléphone sonne… Une cérémonie remise à plus tard ?

Tout est-il écrit d’avance ? Que représente cette notion du destin qui nous est si chère, depuis l’antiquité grecque ? Le fatum est au centre de la réflexion menée par Alice Quinn. Nous nous pensons seul, mais combien y a-t-il d’autres seuls, qui, comme nous, peuvent avoir tour à tour des émotions euphoriques ou dramatiques ? Le personnage d’Anita n’est qu’un exemple de ces seuls, tout comme René – autre personnage du roman. Et finalement, en refermant ce livre, vous aurez non seulement envie d’écrire des haikus, mais vous réfléchirez à deux fois aux évènements qui arrivent à l’improviste dans votre vie !

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