Valérie Tong Cuong, Les guerres intérieures, JC Lattès.

« Vraiment, cela ne te regarde pas : de quoi aurais-tu l’air, à débarquer au milieu d’un conflit privé ? Si encore c’est un conflit ! Ne serait-ce pas plutôt ton imagination qui se joue de toi ? As-tu entendu des injures ? Un appel au secours ? Un cri, oui. Un seul, bref de surcroît. La vérité, c’est que tu as une sensibilité suraiguë, tu absorbes les évènements, tu en dessines le scénario, c’est le propre du comédien, il s’approprie les informations et les sensations, il les amplifie. »

« La lâcheté était peut-être le caractère le mieux partagé dans ce monde : chacun l’expérimentais tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, et s’empressait aussitôt de la dissimuler. Pax avait obéi à ce déterminisme universel. »   

J’ai découvert Valérie Tong Cuong lorsque je participais pour la première fois au prix Nice baie des Anges en tant que jury. J’arpentais les différentes allées du festival, et m’arrêtai à son stand pour découvrir, à l’époque, son roman Pardonnable, impardonnable. C’est dont avec un plaisir certain que je me procurai son dernier roman, les Guerres intérieures, sorti pour la rentrée littéraire.

Pax Monnier est un comédien qui espère enfin avoir le rôle de sa vie. Justement, un grand réalisateur veut le rencontrer. Alors que Pax rentre chez lui pour se préparer en vitesse, il fait abstraction des bruits inquiétants chez son voisin, un étage plus haut : il ne peut pas être en retard à ce rendez-vous ! Lorsqu’il apprend qu’Alexis, un jeune homme au nom de famille identique à celui sur la boîte aux lettres de son voisin, est entre la vie et la mort, il comprend. La situation ne va pas s’arranger lorsqu’il tombe amoureux d’Emi, qui n’est autre que la maman du garçon blessé…

Ce roman est une histoire de vie, une introspection. L’aventure du personnage principal permet au lecteur une véritable expérience de pensée : qu’aurais-je fais à sa place ? Le constat tombe comme un couperet : nous sommes tous un peu lâche… Pax nous apprend qu’il faut revenir à l’essentiel. Comment dire la vérité lorsqu’on a commencé à mentir ? Les questions fondamentales de l’Humain sont au centre de ce roman. Un texte empli d’amour et d’humanité, qui sert de véritable catharsis au lecteur.

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