Carène Ponte, Vous faites quoi pour Noël ?, Michel Lafon.

« Je me décide à ouvrir le paquet, laissant par la même jaillir une carotte orange que je reconnais aussitôt. Autour de la carotte, un bonhomme de neige. Autour du bonhomme de neige, un pull bleu marine. »

« -David est venu avec vous, vous faites donc partie de la famille. » Au fond de la boîte se trouve en effet une boule en verre violette, avec mon prénom gravé dessus en lettres roses. Une émotion intense m’envahit. »

JOYEUX NOEL à vous tous, chères lectrices et chers lecteurs ! J’espère que vous avez eu de beaux livres sous le sapin pour ceux qui ont déjà ouvert les cadeaux, ou que certains vous attendent encore sous l’arbre de Noël ! Quel autre jour que celui-ci pour vous présenter un livre sur la période de Noël ?

Après la fête de Noël du bureau trop arrosée, Pauline s’oublie un moment entre les bras de son DRH, contre le mur d’un parking… Une anecdote qui n’aurait normalement eu aucune conséquence, si les caméras de surveillance n’avaient pas tout enregistré… Une seule solution : demander à David, gardien de l’immeuble, détenteur des images, de supprimer ces dernières. David lui propose un deal: si Pauline accepte de fêter Noël avec lui et toute sa famille – pour éviter l’éternelle question concernant son célibat – il fera tout ce qui est en son possible pour supprimer ces images…

Si vous aimez l’ambiance de Noël, ses préparatifs, les films romantiques de Noël, alors ce roman est fait pour vous !

J.R.R Tolkien, Lettres du Père Noël, Pocket.

« Père Noël était très pressé – il m’a dit d’ajouter un de ses pétards magiques à exaucer les voeux. Quand vous tirez, faites un voeu et attendez qu’il se réalise. Excusez cette écriture épaisse, j’ai une grosse patte. J’aide Père Noël à faire ses paquets: je vis avec lui. Je suis le GRAND OURS (polaire). »

« Un très joyeux Noël! Je suppose que tu vas suspendre ton bas encore une fois: je l’espère car j’ai encore quelques petites choses pour toi. Après quoi je devrai dire « au revoir », plus ou moins: mais je ne t’oublierai pas. Nous conservons toujours les numéros de nos vieux amis et leurs lettres; et plus tard nous espérons revenir quand ils sont grands et quand ils ont leur propre maison et des enfants. »

Tolkien. Un monument de la littérature. Un auteur que j’aime beaucoup lire, bien que ses textes ne soient pas toujours des plus accessibles. C’est ma maman qui m’a parlé de ce livre, ce recueil de lettres. Quelle autre période pour commander cette oeuvre que celle de décembre ? Je l’ouvrais, comme un calendrier de l’avent en attendant Noël…

Tolkien – ou le Père Noël – envoie des lettres à ses enfants. La première date de 1920: John, le premier fils de Tolkien a alors trois ans. Chaque année, le Père Noël écrit donc à John, puis à ses frères et sœurs. Il leur raconte comment se passe l’année, comment il prépare Noël, décrit sa maison. Il dessine aussi et joint toujours un dessin représentant l’événement le plus important de l’année. Son assistant, l’Ours Polaire, se prend au jeu et se met à écrire. Avec sa grosse patte, c’est difficile, mais il ajoute toujours une touche humoristique aux lettres du Père Noël…

Lorsque vous lisez ce recueil, petits et grands, vous ne pouvez qu’avoir des étoiles dans les yeux. L’espace de ces quelques lettres, vous retombez en enfance. Parce que l’on imagine que le Père Noël ne travaille que le mois de décembre, mais qu’en est-il de sa vie trépidante le reste de l’année ? L’Ours Polaire est attachant, avec ses bêtises, son langage approximatif et ses jolie fautes d’orthographe… Pour attendre Noël, une citation issue d’une de ces lettres… « L’Ours du Pôle Nord a demandé à sa cousine ( et amie lointaine) la Grande Ourse de briller plus fort pour nous, et cette semaine, j’ai engagé une comète pour m’éclairer lorsque je fais mes paquets, mais cela ne marche pas aussi bien ».

Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, Finitude.

« Sur la commode du salon, devant un immense cliché noir et blanc de Maman sautant dans une piscine en tenue de soirée, se trouvait un beau et vieux tourne-disque sur lequel passait toujours le même vinyle de Nina Simone, et la même chanson « Mister Bojangles ». C’était le seul disque qui avait le droit de tourner sur l’appareil, les autres musiques devaient se réfugier dans une chaîne hi-fi plus moderne et un peu terne. Cette musique était vraiment folle, elle était triste et gaie en même temps, et elle mettait ma mère dans le même état ».

« Lorsque j’avais rencontré sa mère, j’avais tenté un pari, j’avais lu toutes les règles, j’avais signé le contrat, accepté les conditions générales et pris connaissance des contreparties. Je ne regrettais rien, je ne pouvais regretter cette douce marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité, ces bras d’honneur aux conventions, aux horloges, aux saisons, ces langues tirées aux qu’en dira-t-on. »

Ce roman était depuis longtemps dans ma bibliothèque. Ma maman l’avait dévoré il y a quelques années déjà, puis ce fut au tour de mon papa, plus récemment, de le lire. Tous deux, conquis par ce roman, étaient ensuite allés voir la pièce de théâtre adaptée de ce roman. Je me décidai enfin à ouvrir les pages de ce livre…

Voici l’histoire d’une famille, qui n’a rien de banal. Une Maman, aux multiples prénoms, et un Papa, qui dansent sur le tube Mister Bojangles de Nina Simone. Et puis, ce fils, qui se construit dans les nombreuses fêtes organisées par ses parents, et qui grandit avec Mademoiselle Superfétatoire, un oiseau au long cou. Une famille qui rit, qui s’exprime dans une folie légère, tant qu’il est encore temps…

Un roman sublime qui saura vous toucher. Entre rire et émotions, ce livre nous rappelle qu’il est indispensable de profiter de la vie à chaque instant. L’auteur nous entraîne avec légèreté dans ce monde fou… Un amour inconditionnel, entre ce papa prêt à tout pour cette maman qui n’évolue pas tout à fait dans le même monde, et entre ces parents et ce fils chéri. Un livre à mettre sous le sapin, pour montrer à vos proches que vous les aimez…