Roland Portiche, La machine Ernetti, Albin Michel | Versilio

« L’adaptation au chronoviseur du système de guidage demande à Pellegrino plus de trois semaines de travail. Comme l’avait proposé Majorana, il suffisait d’introduire dans la machine les coordonnées géographiques de l’endroit visé pour obtenir une image. Il décida de faire un essai. »

« -Presque, répondit Carvalho, sur le même ton. Pendant que nous construisions la machine, Desmond Miller m’a parlé des mystères de cette drôle de physique. Le monde de l’atome n’est pas le même que le nôtre, apparemment ? – Non, il semble obéir à des lois différentes. C’est un milieu où les particules sont partout et nulle part, où les choses n’existent que si on les observe. Et encore, ce n’est pas certain. Certains physiciens un peu extrémistes pensent que,dans l’univers de l’atome, les réalités se divisent à l’infini. »

J’ai croisé ce livre sur les pages internet, et j’ai tout de suite été attirée. Une couverture énigmatique, noire, avec le dessin du Vatican qui ressort en rouge, dessin qui me rappelle l’oeuvre de Léonard de Vinci. A la lecture de la quatrième de couverture, mon envie de lire ce roman se confirmait. La conjonction de la physique avec un ancrage dans la religion m’aspirait à sa lecture. La physique m’a toujours intéréssée, j’ai d’ailleurs suivi un master de philosophie des sciences fondamentales. Je commandai alors ce roman et l’attendais avec impatience…

Père Ernetti Pellegrino travaille aux côté du père Léonardo. Ce dernier lui révèle qu’il a réussi à capter quelques bribes sonores d’une conversation qu’il a eu il y a quelques décennies avec son père, dans ce même lieu. Le physicien Majorana avait laissé quelques plans d’une fabuleuse machine qui permettrait de retourner regarder le passé. Vient alors une idée folle au Vatican: construire cette machine afin de retrouver Jésus dans le passé. Natacha, quant à elle, est une doctorante en archéologie. Par des chemins tortueux, elle va se retrouver mêlée à cette affaire, aidant alors à étudier le passé. Mais qu’est-ce que la vérité ? Est-elle toujours bonne à voir ?

Un roman que j’ai littéralement dévoré ! On s’attache au personnage de Père Ernetti, et on suit avec attention sa progression. Si la première partie du roman est succulente sur le plan de la physique et de notre rapport au temps, la second nous révèle que tout est toujours une question de point de vue, et que nos propres croyances – pourtant souvent bien fondées – ne sont pas forcément les croyances vraies. Une jolie manière de nous rappeler que le vrai n’est qu’un concept platonicien, et que c’est nous – humains – qui sommes peut-être prisonniers et sommes regardés à travers un chronoviseur…

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