Alessandra Zecchini, Savour irresistible pizzas, pies, tarts and bread, New Holland.

Pour ce nouveau rendez-vous culinaire du dimanche, je vous propose un dessert : des pie pêche raisin.

On a retrouvé ce livre de recettes dans notre bibliothèque. C’est un livre écrit tout en anglais, mais les ingrédients et les instructions restent à la portée d’un niveau débutant en anglais.

Pâte feuilletée, pêche et raisin du jardin, il n’y a plus qu’à les déguster avec un bon café !

Frédéric Baptiste, L’étoffe de nos rêves, Julliard.

« Arthur est mort ce matin et Gaëlle est à présent tondue. Il le fallait. Si elle n’avait pas trouvé de ciseaux, elle se serait arraché les cheveux un à un. Quitte à se rendre laide. Son apparence physique n’a plus aucune importance. Tandis qu’elle rassemble les mèches éparses sur le carrelage et les dépose dans la poubelle, une phrase lui revient en mémoire : « Être, ou ne pas être, telle est la question ». »

« La vie est éphémère, pensera-t-elle, comme le rêve que nous en aurions si nous vivions endormis- ce que nous sommes peut-être… Peut-être sommes-nous le rêve d’une entité existant dans une réalité parallèle, ou d’une personne du passé qui imagine et projette son utopie dans le futur. Ou bien le rêve d’une personne assoupie dans le futur, qui cherche les clés de sa vie dans un passé qu’elle réinvente. Qui sait où se trouve la vérité fondamentale de ce que l’on vit ? « 

Aujourd’hui, je vous présente ce roman coup de cœur pour de multiples raisons. Mais avant d’en venir au roman lui-même, un éclairage sur la photo, et une spéciale dédicace à ma Holly, partenaire de théâtre lorsque nous étions en option lourde au lycée. Tu m’avais offert cette boîte à secrets, petit lutin de la forêt, pour mon anniversaire, il y a plus de dix ans. Elle trône toujours sur mon étagère d’objets fétiches et précieux- et va tellement bien avec le Songe d’une nuit d’été (fil conducteur de ce roman). On aimait déjà Shakespeare, et notre troupe lycéenne mettait en scène la Nuit des Rois. Je m’en souviens comme si c’était hier, l’essayage des costumes d’époque confectionnés par nos camarades de la section couture. Vous l’aurez compris, une raisons de ce coup de cœur est la part importante de théâtre qui prend part à l’histoire ici.

Gaëlle, bientôt dix-huit ans, perd son frère d’une maladie. Contre la volonté de ses parents, mais pour respecter celle de son frère, elle entreprend un périple vers l’île où repose prétendument le roi Arthur, pour y disperser les cendres de son frère. Au-delà d’une aventure, c’est le chemin de la construction de soi qu’emprunte Gaëlle.

Coup de cœur pour ce roman ! Des émotions brillamment décrites, ressenties par le lecteur. L’auteur nous entraîne dans les pas de l’adolescence, avec ses interrogations, sa fragilité qui contraste avec des convictions que l’on croit immuables. La place du théâtre permet d’aborder de façon poétique les questions des personnages, si importantes, puisque, si « le monde est un théâtre » , ne sommes-nous pas tous comédiens ?

Et quel bel hommage à Shakespeare !

Mélanie Benjamin, La femme de l’aviateur, le livre de poche.

« Encore aujourd’hui, voler est pour moi synonyme de refuge : se laisser porter par les courants au milieu des oiseaux, et étreindre par un ciel aussi silencieux qu’une cathédrale. »

« Voler est sans risque, reprit-il. Il faut utiliser les courants à l’exemple des oiseaux- c’est un acte sacré. Rien ne m’a donné autant l’impression de maîtriser mon destin. On domine les conflits médiocres, tous les soucis de ce monde. C’est ici, en bas, que le danger se trouve- pas là-haut. »

C’est mon livre coup de cœur de cet été ! Depuis mon enfance, je voue à l’histoire de l’aviation un intérêt particulier. J’avais eu un véritable coup de foudre pour Henri Guillaumet dans le film Les Ailes du Courage, vu au Futuroscope. J’avais une dizaine d’années. Vint alors un amour pour l’aeropostal et ses acteurs, Saint-Exupery, Mermoz, entre autres. J’ai découvert ce livre tout à fait par hasard…

Anne Morrow, fille d’ambassadeur, et sa famille, rencontrent le célèbre Charles Lindbergh. Alors qu’Elizabeth, la sœur de Anne, semble promise à l’aviateur, c’est finalement Anne qu’il choisit. Durant plus de cinq cents pages, on suit l’histoire de Anne, et du couple qu’elle forme avec ce héros, l’aviateur.

Un énorme coup de cœur pour ce roman. On découvre un couple à la fois singulier et pourtant ordinaire. Une histoire de vie, avec ses joies, ses peines, ses résiliences. Vivre à côté d’un héros plonge Anne dans l’ombre qui pourtant, est souvent moteur des exploits de son mari reconnu. Résignée, Anne tente de mesurer sa chance malgré les déceptions qu’elle rencontre… « Qu’avions-nous besoin de mots, alors que nous venions de nous partager le ciel ? »

Amandine Geers & Sylvie Hampikian, Des couleurs dans notre assiette, Terre vivante.

Bonjour à tous, nouveau rendez-vous culinaire du dimanche ! Voici un livre sur lequel nous avons toutes les deux flashé avec ma maman.

Le livre est organisé en plusieurs parties, chacune ayant pour fil conducteur une couleur (bleu violet fuchsia, rouge rose, orange jaune, vert, blanc noir marron, multicolore). Dans chaque partie, vous retrouverez des recettes salées et sucrées pour organiser un véritables menu coloré.

Une des recettes qui nous a fait craquer est cette salade de nouilles chinoises (de la partie multicolore).

Une recette simple, avec un effet incroyable : les pâtes changent de couleur !

Bon appétit à tous, et à dimanche prochain pour notre rendez-vous culinaire !

Sarah Penner, La Petite Boutique Aux Poisons, Faubourg Marigny.

« Le récipient ne faisait pas plus d’une dizaine de centimètres. C’est plutôt une fiole, vu le gabarit, et elle était soufflée dans un verre bleu ciel translucide, à peine visible derrière une couche de boue incrustée. Je la plongeai dans l’eau et grattai à l’aide de mon ongle sous le gant en caoutchouc pour enlever la saleté. L’image sur le côté était plutôt rudimentaire. Une gravure sommaire à la main évoquant un animal. »

« Et puis ses fioles et ses potions me fascinaient. Elle avait beau dire qu’elles n’étaient pas magiques, je refusais de le croire. Je savais que Mr Amwell n’avait pas simplement péri. Quelque chose en lui avait mué, comme les papillons dans leur cocon. Il avait pris une nouvelle forme, et je comptais sur les élixirs de Nella pour l’inverser et arrêter le saignement de mon ventre. « 

J’ai complètement flashé sur la couverture de ce livre quand je l’ai vu ! Et, je ne sais comment, il s’est retrouvé dans mes bras à la sortie du magasin… Merci à mon cher et tendre d’alimenter ma pile à lire ❤ ! Un roman que j’ai dévoré et qui vous transporte dans un autre temps…

Caroline se rend, contre toute attente, seule à Londres. Son mari l’a trompé. Elle profite de ce voyage pour se retrouver. Elle prend part à des fouilles et trouve une fiole. Des recherches réveillent l’historienne qui est en elle… À qui appartient cette fiole et quelle histoire se cache derrière ?

Un roman à trois voix. Trois points de vue pour deux temporalités. On y questionne la place de la femme, entre amour, devoir et rébellion. A lire sans attendre !

Hoshino Natsumi, Plum un amour de chat, Soleil Manga.

Aujourd’hui, 8 août, est la journée internationale du chat !

L’occasion pour moi de vous partager la lecture d’un manga que j’ai découvert récemment. Vous connaissez mon amour pour les chats…

Voici le premier tome de cette collection. On y suit Plum dans sa vie de chat, avec son lot d’aventures (et de bêtises).

Une lecture sympathique, entre deux romans, pour tous les amoureux des chats !

Un aperçu du calendrier de l’année prochaine, et une bonne fête à vos chers compagnons à quatre pattes ronronnant !

Dédicace à mon Zouzou ❤️

Christine André, Chadna un chien pas ordinaire, Librinova.

« Ils veulent rapidement satisfaire leurs envies et si possible sans trop dépenser. Enfantin, irresponsable me direz-vous ? Peut-être, mais notre société de surconsommation, hyper pressée, bien trop stressée, ne laisse que peu de place à la réflexion et à la patience. Voilà une des raisons pour laquelle les « usines à chiens » et autres entreprises de reproduction massive d’animaux de compagnie rencontrent un tel succès. »

« Un chien ne connaît pas la rancune, ce sentiment provoqué par le souvenir tenace et persistant d’une insulte, d’une offense, d’une humiliation ou même d’un préjudice et qui ne sert qu’à créer de l’hostilité et le désir de vengeance. »

Ça y est, je vous présente enfin un livre lu sur ma nouvelle liseuse ! Et pour cette première, un joli roman où l’on suit les aventures d’un chien, qui nous parle. Je remercie Librinova pour l’envoi de ce roman. Une belle découverte !

Xena est un jeune chien né dans une « usine à chiens ». Enfin adoptée, elle vit une première année délicieuse avec Tristan, son maître. La nouvelle compagne du jeune homme essaye de l’escroquer. Xena, qui a compris la supercherie, tente de toutes les manières d’avertir son maître. Y parviendra-t-elle ?

On aime la philosophie du jeune chien, qui nous rappelle que nous vivons souvent sans vraiment en avoir conscience. Le fait que ce soit Xena qui pointe nos modes de vie trop rapides, nous attendrit et nous permet de mener une véritable réflexion. Un roman fluide, touchant, et qui nous guide sur le chemin de la sagesse.

Céline de Cérou, Pâtes maison au Pasta Maker ou à la main, Solar éditions

Pour une fois, je vous propose un rendez-culinaire assez tardif, pour un repas du dimanche soir. Ma maman a acheté la machine Pasta Maker, et une fois utilisée, il semble impensable de ne pas l’avoir !

Avec cette machine, vous mettez votre farine, vos œufs, et de l’eau et c’est parti- à varier évidemment en fonction des recettes. Aujourd’hui, nous avons donc confectionné des penne trois couleurs en vue d’une salade du dimanche soir.

Penne au curcuma, penne à l’ail noir et penne aux epinards. Une belle tenue à la cuisson, et un bon goût de pâte fraîche ! Sans colorant, la couleur n’est pas aussi vive que les pâtes que vous trouvez en magasin, évidemment.

Ce livre vous propose aussi de réaliser les pâtes à la main, avec un peu d’huile de coude… Vous retrouvez donc toutes sortes de recettes à base de pâtes, faites maison.

Choix de farine, avec ou sans gluten, choix du goût et de la forme, cette machine laisse une créativité sans limite dans la confection de vos pâtes !

Luc-Michel Fouassier, Les pantoufles, folio.

« L’une d’elles, la gauche, bâillait un peu sur l’avant. Je n’en fus pas plus étonné que ça dans la mesure où ma reprise d’appui, à la fin de mon geste de service, se faisait sur la jambe gauche. Je lui trouvais une bonne tête à cette charentaise qui bâillait. Elle avait l’air de se marrer, de se foutre un peu de la gueule de celui qui la regardait de trop près. Ça n’était pas pour me déplaire. Je ne me sentais pas concerné étant donné que lorsqu’elle était à mon pied, je ne la voyais que de haut. « 

« N’était-ce pas un début de sagesse que de parvenir à ne plus brusquer le temps, donner sa chance à la durée, parfaire ainsi son aptitude à accueillir l’événement ? Devenir lent au milieu de la frénésie convulsive des autres. »

Un petit livre en guise d’amuse-bouche estival, pioché dans un rayon de la librairie, en attendant l’heure de mon rendez-vous chez le coiffeur. Une librairie où je n’étais encore jamais allée ! Si je n’affectionne pas particulièrement leur rangement, j’ai néanmoins été attirée par quelques livres surprises qui dépassaient ça et là. Les Pantoufles en fait partie. Je ne résistais pas à lire le début, patientant dans le fauteuil face au miroir du coiffeur…

Notre personnage principal a tout d’un homme ordinaire, sauf ce jour-là, où, pressé par le temps, il se retrouve dans la rue en pantoufles. Contre tout attente, il va assumer et voir la vie sous un nouveau jour grâce à cette situation inédite… Que lui réserve cette journée passée en pantoufles ?

Un condensé de rire, de clichés, de regards sur la société. Un roman qu’on lit en une fois, chaussé de pantoufles. Et le livre une fois refermé, on a nous aussi envie d’enfiler nos chaussons pour nous révéler au monde !

Nicolas Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, Les Belles Lettres

« Le hasard a donné naissance à toutes les espèces de gouvernement parmi les hommes. Les premiers habitants furent peu nombreux, et vécurent pendant un temps, dispersés, à la manière des bêtes. Le genre humain venant à s’accroître, on sentit le besoin de se réunir, de se défendre ; pour mieux parvenir à ce dernier but, on choisit le plus fort, le plus courageux ; les autres le mirent à leur tête, et promirent de lui obéir. »

« Quiconque s’empare d’une ville ou d’un État, non pour y établir une monarchie ou une république, n’a qu’un moyen pour s’y maintenir, et il doit l’employer d’autant plus que les fondements de sa puissance sont faibles. Or ce moyen, pour le nouveau prince, consiste à établir toutes choses nouvelles comme lui ; ainsi, nouveau gouvernement, nouveaux hommes ; pour l’exercer, autorité nouvelle. Il faut qu’il imite le roi David, qui, dès le commencement de sa royauté, « combla de biens ceux qui en manquaient, et renvoya les riches les mains vides. » »

Quelle joie d’avoir reçu ce livre ! Comme vous le savez, j’ai fait une double licence ainsi qu’un double Master, de musicologie et de philosophie. Et Machiavel a toujours été un auteur que j’admire ! Je remercie donc Babelio ainsi que la maison d’édition Les Belles Lettres pour cet envoi revigorant, qui m’a replongée une décennie en arrière lorsque j’arpentais les couloirs du sixième étage à la fac, en quête de ce savoir philosophique.

Impossible de résumer ce livre sans délivrer le système de pensée du philisophe. Je n’entrerai pas plus dans les concepts philosophiques, je vous laisse le choix de vous y plonger ou pas. Néanmoins, on peut tout de même dire que ce livre reprend les fondements de la société, au sens très large.

Une lecture très plaisante quand on aime comprendre le fondement des éléments qui nous entourent aujourd’hui. Un livre criant de vérité, où finalement, la logique devrait être reine. C’est par son bafouement que la société etait déjà, et ce à l’époque de Tite Live, bancale- voire décadente.