Guillaume Musso, La vie est un roman, Calmann Lévy.

« Un liftier comme on en voyait autrefois dans les grands hôtels apparut soudain dans mon songe. Vêtu d’une veste vermillon brodée avec galons et boutons dorés, il avait une tête effrayante, exagérément allongée, avec des oreilles difformes et des dents immenses qui le faisaient ressembler à un lapin. « Vous savez, quoi que vous fassiez, vous ne changerez pas la fin de l’histoire, me prévint-il en ouvrant la porte grillagée de l’ascenseur. – Je suis écrivain, répondis-je en pénétrant dans la cabine. C’est moi qui décide de la fin de l’histoire. »

« Le bon sens et la raison avaient déserté le monde. Et le courage aussi. J’avais toujours pensé que les solutions à nos problèmes se trouvaient en nous. Mais ce soir, je n’avais plus rien en moi. Plus rien en tout cas pour faire jaillir la moindre étincelle. J’étais vide. Ou plutôt, rempli de boue, de merde, de colère, de haine, d’impuissance. »

Lire ce roman était une évidence pour deux raisons : la première est que je ne manque aucune sortie de cet auteur, la seconde est que, lorsque j’ai ouvert ce blog – il y a maintenant un peu plus d’un an – la phrase Puisque la vie est un roman m’est venue pour partager mes lectures, et trône en sous-titre de mon blog depuis sa création ! Ravie qu’un roman prenne ce titre-là ! Je le lisais à l’orée des vacances (oui, j’ai pris un peu de retard, ayant suivi quelques formations…). Je vous présente ici un résumé très court, afin de ne pas vous gâcher la lecture du roman…

Flora Conway, autrice qui fuit toutes les représentations publiques, connaît un succès inégalable pour ses livres. Alors qu’elle reçoit un célèbre prix littéraire, sa fille de trois ans, Carrie, lors d’une partie de cache-cache avec sa maman disparaît dans l’immeuble, fermé à clé. Seul, le chausson droit au pompon rose qu’elle portait, gît là, comme abandonné. Alors que Flora voit sa vie basculer, Carrie reste introuvable…

Un roman qui présente des situations renversantes. L’auteur vous tend des pièges, ouvrant des trappes alors que vous cheminez tranquillement sur votre développement de l’histoire : vous êtes, évidemment, persuadés d’avoir déjà révélé le nœud de l’intrigue. Mais, que nenni ! Vous ferez fausse route à chaque fois. Comme le mentionne la quatrième de couverture, effectivement, deux coups de théâtre jalonnent ce roman. Avant de jouer à cache-cache avec vos enfants, vous réfléchirez désormais plutôt deux fois qu’une…

H.P Lovecraft, L’Horreur à Dunwich, Bragelonne.

« C’est sur la commune de Dunwich, dans un grand corps de ferme à moitié inhabité accolé à un flanc de colline, situé à six kilomètres et demi du village et deux et demi de l’habitation la plus proche, que Wilbur Whateley naquit à 5 heures le dimanche 2 février 1913. Cette date a marqué les mémoires: d’une part il s’agissait de la Chandeleur, que les gens de Dunwich fêtent sous un autre nom, d’autre part d’affreux bruits avaient retenti dans les montagnes et tous les chiens à la ronde avaient aboyé avec obstination durant la nuit. »

« C’est au plus noir de la nuit du 9 septembre que l’horreur survint. Ce soir-là, les bruits sous la montagne avaient retenti de manière particulièrement forte; les chiens aboyèrent sans trêve toute la nuit. Les plus matinaux, les 10, remarquèrent une puanteur bizarre dans l’air. Vers 7 heures Luther Brown, un garçon qui travaillait chez George Corey – une ferme située entre la combe Aigues-Froids et le village – revint en catastrophe avec les vaches de son trajet habituel du matin jusqu’à la pâture Quatre-Hectares. »

Lovecraft, un auteur que je connaissais de nom, que j’avais envie de lire, et qui finalement a toujours été mis de côté. Pendant le confinement, nous avons redécouvert les jeux de société. Aussi, un nouveau jeu (entre autres!) s’est ajouté à la collection: Horreur à Arkham. Il s’agit d’un jeu de cartes, évolutif et coopératif. Ce jeu est fondé sur les intrigues et l’univers de Lovecraft. Je ne cache pas que j’étais un peu sceptique au début, mais le jeu m’a conquise. La première extension est l’Héritage de Dunwich. J’ai donc voulu en savoir plus sur cet univers, et c’est pourquoi j’ai commandé l’Horreur à Dunwich.

Wilbur Whateley est un garçon pas comme les autres. D’une taille disproportionnée à un comportement des plus étranges, les habitants ont un regard méfiant sur lui. Même les animaux en ont peur. Son grand-père lui a souvent conté des histoires de rituels de sorcellerie. C’est pour cette raison que le garçon se lance à la recherche du célèbre manuscrit, le Nécronomicon. Le trouvera-t-il ? Que deviendra ce livre s’il tombe entre les mains de ce drôle de garçon ?

Un univers vraiment particulier et propre à Lovecraft. Une tension permanente et un regard contemplatif sur un monde des plus étranges. Un monde dérangeant parfois, mais qui garde des codes sociétaux que nous connaissons. Ce roman présente une certaine sombreur accompagnée d’un mysticisme où même derrière les pages, les frissons vous traversent. Le jeu est fidèle à l’univers de Lovecraft, et je ne saurai que vous conseiller le livre et le jeu !

A lire en plein jour si vous voulez découvrir Lovecraft tranquillement, sinon, privilégiez la lecture à la bougie pour plus de sensations !

J.R.R Tolkien, Le Hobbit, Le livre de poche.

« Au fond d’un trou vivait un hobbit. Non pas un trou immonde, sale et humide, rempli de bouts de vers et de moisissures, ni encore un trou sec, dénudé, sablonneux, sans rien pour s’asseoir ni pour se nourrir : c’était un trou de hobbit, d’où un certain confort. »

« Bilbo n’eut finalement d’autre choix que de révéler aux nains l’existence de son anneau. Ce n’était pas de gaieté de coeur, mais son plan l’exigeait. « Je vais disparaître, dit-il. J’attirerai les araignées à moi, si je peux; et vous devrez rester ensemble et fuir dans la direction opposée. Là-bas à gauche, c’est plus ou moins le chemin qui mène à l’endroit où nous avons aperçu les feux des elfes pour la dernière fois. »

Ca y est, la cloche du collège a sonné hier pour la dernière fois de l’année scolaire, nous laissant, élèves et professeurs, en vacances. Pour la dernière séquence du programme, en français, avec mes sixièmes, j’ai choisi le Hobbit comme roman d’aventure. Une histoire passionnante, et surtout, écrit par un auteur que j’aime beaucoup : Tolkien. C’était une façon d’emmener mes élèves dans un registre un peu moins scolaire que les romans d’aventure qu’on peut lire dans cette séquence. Je profite de cette chronique pour faire une spéciale dédicace à tous mes sixièmes du collège de Froncles =)

Bilbo est un hobbit qui apprécie son confort: sa maison, recevoir des amis et surtout, manger. Quand Gandalf toque à sa porte, à la recherche d’un aventurier, Bilbo ne se sent pas concerné et refuse catégoriquement de partir à l’aventure. Pourtant, le lendemain, ce dernier se retrouve en compagnie de Gandalf et d’une dizaine de nains, au plein milieu de la forêt. Reconnu comme pantouflard, Bilbo va finalement se révéler être un véritable aventurier ! Et, qui sait, il pourrait faire d’étonnantes découvertes…

Le style de Tolkien n’est plus à présenter, le Seigneur des Anneaux non plus. Ce roman nous entraîne dans un monde entre réalité et fiction, où tout semble pouvoir arriver. C’est dans cette oeuvre qu’on fait la rencontre de ce cher Gollum, comme d’autres personnages importants du Seigneur des Anneaux, trop connus aujourd’hui pour avoir à les représenter ici. Un beau moment d’évasion, qui nous rappelle qu’on est tous aventurier un jour ou l’autre…

Alice Quinn, Le Carnet volé (une enquête à la Belle-époque), Thomas & Mercer.

« A présent ma décision est prise. Comment pourrais-je supporter encore de respirer, après avoir commis l’irréparable ? Comment pourrais-je vivre sans savoir où tu es, jusqu’où ton désespoir t’a conduite ? La honte me submerge. Adieu, ma T. Toi au moins, puisses-tu me pardonner puisque je sais que Dieu ne le fera pas ? »

« Comment se fait-il que toute cette enquête ait été menée sans que je sois jamais convoquée? Personne ne m’a interrogée. Je suis pourtant un témoin capital, non ? J’étais là au moment du soi-disant attentat où le nom de Basile a été avancé. Et c’est encore moi qui l’ai trouvé, caché dans la cave… »

Décidément, ma boîte aux lettres s’est transformée en sapin de Noël ces derniers temps. Quelle joie d’aller au courrier ! Dans cette enveloppe, je trouvai donc le dernier tome d’Une enquête à la belle-époque d’Alice Quinn. C’est une autrice que j’apprécie beaucoup, littérairement parlant et humainement. De plus, Alice Quinn est la première autrice avec laquelle j’ai échangé à la création de mon blog. J’avais alors lu Brille tant que tu vis, et j’avais refermé le livre avec une furieuse envie de me mettre au haiku. Ici, il s’agit d’un tome 3, mais, je vous rassure, vous pouvez le lire sans avoir connaissance des précédents tomes !

Remontons le temps jusqu’à la Belle-époque. Nous sommes à Cannes.Une ville bourgeoise paisible. Pourtant, les accidents (en sont-ils vraiment?) et les mystères s’accumulent: suicide, incendie, disparition. Miss Fletcher et Lola, accompagnés du célèbre Maupassant vont mener cette enquête hors du commun. Et si la clé était ce carnet volé ? Ou bien Miss Fletcher ? Ou Lola ?

Quel plaisir d’être projetée dans ces années, de plus, à Cannes – ville que j’ai côtoyée pendant mon cursus secondaire. Un puzzle qui se met en place au fil du roman, avec des rebondissements auxquels on ne peut s’attendre. La présence de Maupassant rend l’histoire d’autant plus intrigante. On retrouve le style délicat et littéraire d’Alice Quinn. Un livre qu’on dévore, en se projetant dans le passé.

Christelle Saïani, Lumière, Librinova.

« Olivier se fond au canapé, ferme les paupières et tend lentement sur son visage un sourire aussi fin qu’un fil de funambule. Quelles idées balancent sur ce fil ? Olivier progresse en ce moment sur un câble vertigineux, dans un espace tendu exempt de toute légèreté. Franchis avec grâce et équilibre la ligne ultime, le regard ciblé sur le point de mire, en dépit de la peur et de la solitude. Ne plus reculer et, jusqu’au dernier pas, prendre le temps malgré tout de parenthèses immobiles où se sentir vivre. Avoir encore le souci du bonheur au moment où l’univers se rétrécit. »

« Alexandre appartient définitivement à une autre planète, la même que celle d’Olivier. Celle où le soleil brille en même temps que la pluie et déploie le spectre continu de la lumière. Celle où les flaques sont faites pour sauter dedans à pîeds joints et où une chanson aussi gaie que « three little birds » peut faire danser la mort. »

En un peu plus d’un an, grâce à ce blog, j’ai eu la chance de rencontrer des auteurs et autrices de divers horizons. Il y a quelque temps, je recevais un message touchant sur Babelio, d’une autrice qui me proposait alors de lire son livre. Vous le savez maintenant bien, il me plaît de découvrir des romans dont je ne soupçonne pas l’existence. Je profite de ce passage pour m’excuser auprès des auteurs qui m’ont envoyé leur livre au format numérique : il est vrai que je privilégie toujours le format papier, et vos écrits peuvent alors rester un peu plus longuement dans ma PAL.

Cette autrice, c’est Christelle Saïani. Après quelques échanges épistolaires (nous avons ce point commun de regretter le temps des lettres, où les mots étaient encore choisis avant d’être posés sur un papier), je reçois ce roman Lumière. J’avais hâte de découvrir cet écrit. Les échanges que nous avions eu étaient riches et ô combien soigneusement écrits. Quelle surprise de recevoir le paquet venant du sud de la France, près d’Aix-en-Provence où j’ai fait mes études !

Ambre est amoureuse de Léo. Alors qu’elle l’attend pour partir en week-end, ce dernier lui annonce que leur histoire touche à sa fin, sans aucune explication. Ambre, dans l’incompréhension la plus totale, est dévastée. En plus, elle ne supporte plus Olivier, son voisin qui frime avec son crâne rasé et qui passe son temps à recevoir des amis pour faire la fête. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’Olivier est atteint d’un cancer. Après une rencontre des plus froides, Ambre s’excuse auprès de ce voisin qui, finalement, n’est pas comme elle le pensait. Elle entre ainsi dans la famille d’Olivier pour découvrir un véritable rayon de soleil, malgré la maladie. Comment Ambre et Olivier vont-ils apprendre à faire face à cette vie, si triste et joyeuse à la fois ?

Ce roman est poignant. Des émotions en pagaille se dégagent au fil des pages. Un thème dur, qui peut nous mettre mal à l’aise à certains moments: qui n’a jamais jugé trop hâtivement un voisin ? Sous les masques colorés se trouvent parfois une irrépressible douleur. Au delà d’un récit de vie, et d’un rappel quant à nos petits bonheurs du quotidien qu’il faut savoir apprécier, ce roman est un arc-en-ciel littéraire. Chaque mot est soigneusement choisi, et posé avec délicatesse sur le papier. Un roman qui nous plonge dans la pleine conscience.

Agnès Martin-Lugand, Nos résiliences, Michel Lafon.

« Cette personne se serait dit que tout le monde était heureux, que tout allait bien dans cette jolie famille et serait repartie sans gratter la surface de la belle image. Mais s’il était resté, et qu’il avait pris le temps de mieux observer, il aurait vu tout autre chose. Il aurait fini par s’interroger sur le regard du papa bien souvent – trop souvent – dans le vague, il aurait même eu l’impression que cet homme ne se sentait pas à sa place. »

« Lui et toi vous aurez beau faire tout ce que vous pourrez, on ne peut pas changer l’histoire, vous n’étiez pas avec nous. C’est peut-être terrible pour vous, mais.. nous étions au même endroit elle et moi, nous étions ensemble, ce soir-là. C’est son regard à elle que j’ai croisé quand j’ai repris conscience après l’impact et c’est pareil de son côté. On a souffert en même temps. Elle a vu mes blessures, je l’ai vue sombrer… »

C’est une sortie que j’attendais. Depuis que j’ai découvert en poche, il y a bien des années maintenant, Les gens heureux lisent et boivent du café, je ne loupe plus aucune sortie de cette autrice ! J’avais quand même une appréhension, celle de ne pas autant accrocher que d’habitude, dans ce contexte particulier que nous connaissons tous actuellement. Mais, je vous rassure, pour les adeptes d’Agnès Martin-Lugand, vous retrouverez le même plaisir à lire celui-ci que ses précédents romans…

Ava tient une galerie de peinture. C’est un héritage familial. Son mari, Xavier, est vétérinaire. Tous deux coulent le parfait amour, avec leur deux enfants. Il est coutume que Xavier parte un mois tous les ans pour son travail. A son retour, la ré-adaptation à la vie de famille met toujours un certain temps. Alors qu’Ava organise un grand vernissage, Xavier refuse de venir, préférant se rendre à la clinique vétérinaire… La fête sera interrompue par un coup de fil de l’hôpital, Xavier a eu un accident… Comment Ava va-t-elle vivre ce chamboulement ?

Un roman un peu plus sombre que les autres, mais, peut-être, est-ce notre regard qui a changé vis-à-vis de notre rapport à l’hôpital ? On retrouve des personnages avec une forte personnalité, et on suit avec attention leurs aventures. Les mots d’Agnès Martin-Lugand, comme à son habitude, reflètent des sentiments humains universels. Ce titre, et cette histoire, sont dans l’ère du temps: on ne sait pas si tout pourra redevenir, malgré tous nos efforts, comme avant…

J.R.R Tolkien, Roverandom, Pocket.

« Il était une fois un petit chien nommé Rover, un petit chien de taille réduite, vraiment réduite, et très jeune, sinon il aurait mieux connu la vie. Il se sentait pleinement heureux, jouant dans le jardin, sous un beau soleil, avec une balle jaune. Dans le cas contraire, il n’aurait sûrement pas fait ce que… »

«  »Que peut-il bien faire, toute la journée ? demande Roverandom à Rover. – Faire ? Oh, il semble toujours assez occupé. Depuis ton arrivée, il me semble même l’être plus que je ne l’ai vu depuis longtemps. Il doit fabriquer des rêves… – Et dans quel but, fabriquer des rêves ? – Oh ! Pour l’autre face de la lune; sur celle-ci personne ne rêve; les rêveurs sont tous sur la face cachée… »

J’ai eu la surprise d’avoir pour mon anniversaire un week-end à Paris, destiné à voir l’exposition Tolkien à la BNF, en janvier. Une jolie escapade parisienne, où même l’hôtel était choisi pour rappeler cette immersion Tolkien ! Je remercie celui qui était à l’origine de ce merveilleux week-end ! L’exposition était réussie, malgré un flot incessant de visiteurs (ce qui paraît aujourd’hui impensable!) qui ne permettait pas de lire attentivement l’ensemble des panneaux. C’est pourquoi, à la sortie, je me suis rendue à la boutique allouée pour compléter ma collection d’oeuvres de Tolkien et prendre le livre de l’expo. C’est à cette occasion que j’ai découvert Roverandom.

Rover est un jeune chien plein d’énergie et de folie qu’on connaît aux chiots qui découvrent le monde. Alors qu’il joue avec sa balle, il mord l’arrière-train d’un vieillard qui porte un chapeau doté d’une plume verte. Mais hélas, ce vieillard n’est pas n’importe qui : c’est un sorcier, qui, pour punir l’impolitesse de Rover le transforme en jouet. Placé dans une vitrine et très vite acheté, Rover se retrouve dans la poche du pantalon de son nouveau jeune propriétaire. Il réussit à s’en échapper et rencontre un mage qui veut l’aider à retrouver sa taille réelle. Rover se lance dans un voyage, entre ciel et mer, pour obtenir le pardon du sorcier et retrouver sa vie d’avant…

Un petit livre, une fable, à la lisière du Petit Prince et de Candide. En effet, comme les deux personnages des romans éponymes, on s’attache à ce jeune chien qui fait son parcours initiatique de vie. A la rencontre de créatures diverses, toutes les plus incroyables les unes que les autres, Rover découvre le monde avec ses bons et ses mauvais côtés. L’entraide ou encore la compassion et l’acception de l’autre sont des grands thèmes de ce livre. La poésie de Tolkien fait de cet ouvrage un petit précis pour les plus petits et les plus grands, qui nous rappellent que la réalité et le rêve doivent se côtoyer pour créer un juste équilibre.

Philippe Etchebest, Je ne lâche rien, Michel Lafon.

« Je le répète souvent, mais rien ne vaut pour une équipe un capitaine qui met les mains dans le cambouis et montre l’exemple. C’est l’un des éléments clés du processus qui me tient le plus à coeur, la formation. »

« Les hasards de la vie me mettent face à des challenges qui me font me demander: « Pourrai-je le faire ? » A partir du moment où je décide d’y aller, je me donne les moyens d’aller jusqu’au bout. Avant de passer à autre chose d’excitant, une fois le but atteint. »

A part la lecture, j’ai une grande passion aussi pour tout ce qui touche au domaine culinaire. J’aime les bons plats, les techniques de cuisine, la gastronomie… Et j’ai grandi avec le développement des émissions culinaires à la télévision. Je suis donc depuis sa création, l’émission Top chef. C’est mon petit plaisir du mercredi soir. Au fil des saisons, des grands chefs et des candidats se sont succédés. Parmi les équipes, j’avoue que j’affectionne particulièrement la brigade bleue, celle du Chef Etchebest. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de découvrir son livre Je ne lâche rien.

Philippe Etchebest, dans ce livre, revient sur son parcours: de ses débuts en cuisine enfant dans le restaurant de ses parents, à sa réussite au renommé concours des Meilleurs ouvriers de France, en passant par les étoiles du célèbre guide, et ses débuts à la télévision. Mais l’auteur, en dehors des cuisines, a de nombreuses passions: le rugby, la moto, la batterie (pas celle de cuisine!) ou encore la boxe. Plus encore qu’un récit de vie, Philippe Etchebest ponctue les différents chapitres de conseils à appliquer que vous soyez cuisinier ou non !

Un livre où vous retrouvez le chef dans une grande simplicité, et où vous découvrez de multiples facettes de sa personnalité. Les conseils prodigués reflètent une philosophie de vie, où il faut toujours aller de l’avant… et ne jamais rien lâcher !

A vos tranches de livres !

Vous avez peut-être entendu parler de ce nouveau challenge lancé sur le net par Improbables Librairies, Improbables Bibliothèques: le gâteau littéraire, constitué de nos tranches de livres !

Je trouve cette idée géniale, et c’est pourquoi je vous propose de créer vos propres textes, sans être nécessairement des poèmes. La lecture doit toujours se faire du livre du haut de la pile vers le bas, comme un texte. Je ferai un article avec vos photos.

Vous pouvez me les envoyer par mail à cette adresse : roxane.lectrice@gmail.com

Quant à moi, j’ai joué aussi pour vous proposer ma sélection du mois de mai !

Jay Asher, What light, Michel Lafon Poche.

« C’est juste que je déteste l’idée que ça puisse être notre dernière année là-bas. J’ai beau vous adorer, les filles, ça me manquerait de ne plus aller en Californie ».

« Elle me fixe du regard, mais je refuse de prononcer un mot de plus avant qu’elle ne s’explique. ‘Il paraît qu’il a agressé sa soeur avec un couteau.' »

Pour ce dernier jour du mois, voici le livre jeunesse que je vous propose, What Light, écrit par l’auteur de 13 reasons why, roman et série à succès. J’ai découvert cet auteur il y a quelques années, grâce à ma classe de quatrièmes de l’époque. Je leur avais demandé de choisir un roman au choix et de faire un résumé assorti d’un commentaire – positif ou négatif – étayé. Je découvre de cette façon des livres, que je lis afin de comprendre leurs arguments (et de vérifier leur compréhension du texte). Plusieurs d’entre eux avaient alors choisi 13 reasons why, en me disant, « Madame, c’est trop bien, et quand vous l’aurez lu, il faudra que vous regardiez la série, elle est trop bien aussi ». Cela a été chose faite, et lorsque je suis tombée par hasard, au détour d’un rayon, sur ce roman What light, je l’ai pris sans réfléchir. Le confinement m’a permis de lire ces livres qui dorment dans la bibliothèque…

Sierra est une adolescente qui est inséparable de ses deux meilleures amies. Une séparation forcée tous les Noëls, où Sierra part dans l’Oregon avec ses parents qui tiennent une ferme de sapins. Mais, peut-être, est-ce la dernière année, si on en croit les bribes de la conersation qu’elle a surprise. Là-bas, elle retrouve aussi une autre meilleure amie, Heather, qui la pousse à avoir un petit copain pour cette période… C’est vrai que ce garçon qui vient lui acheter des sapins plaît bien à Sierra, mais Heather lui révèle une terrible rumeur… Que fera Sierra de cette information ?

Une histoire de coeur, une histoire de vie, qui vous rappelleront bien des souvenirs de votre adolescence ! On suit les aventures de Sierra, réfléchissant à ce qu’elle va faire. Un roman accessible aux jeunes, qui s’ancre dans leur univers, mais aussi, à nous, adultes, qui devons aussi retomber en enfance le temps de quelques pages…