Une sirène à Paris, Mathias Malzieu, Albin Michel

« Ça n’existe pas les sirènes. Gaspard était expert en rêverie. Il pouvait imaginer toutes sortes de choses. Mais là, c’était la réalité. Il n’avait bu que du thé à la menthe, et à part un Doliprane et de la vitamine C, il n’avait consommé aucune drogue. Et se frotter les yeux ne changeait rien à ce qu’il continuait de voir… »

A chaque fois que Mathias Malzieu sort un nouveau roman, à sa vue dans les rayons, on s’en empare sans réfléchir, avec des étoiles plein les yeux. Peut-être que Mathias Malzieu ne vous dit rien, mais connaissez-vous le groupe de musique Dionysos ? Il en est le chanteur, et sort souvent la musique de son roman (ou le roman de sa musique). Pour ma part, j’ai découvert le groupe et l’auteur avec La Mécanique du cœur. Ce dernier m’avait enchantée. C’est tout naturellement que j’ai donc lu en ce samedi 9 mars après-midi, son dernier roman : Une sirène à Paris. Un titre qui, a priori, promet de belles rencontres !

2016, la Seine déborde : Paris est submergé. Gaspard n’est pas né avec le cœur gelé mais a décidé de ne plus aimer après une rupture difficile. Il ne se sent bien qu’au Flowerburger, le bateau cabaret laissé par feue sa grand-mère Sylvia. Camille, le père de Gaspard, prend la décision de vendre le bateau, héritage de Sylvia. Une façon, selon lui, de tourner la page et d’aller de l’avant. Libérer Gaspard de ses fantômes-souvenirs. Que Gaspard va-t-il devenir sans sa seule bouffée d’air aquatique ?

Le long de la Seine, il va faire une des rencontres les plus surprenantes. Du jeune homme vivant dans son passé, il va devenir l’acteur principal d’un drôle de présent.

Quelle parenthèse enchanteresse ! Le temps s’arrête à la lecture de ce livre. Une bulle de savon sortie du bain nous enveloppe, devenant notre nid douillet pendant la lecture, et qui éclate quand on referme le livre. C’est un véritable conte que nous propose Mathias Malzieu, un « putain de prince charmant avec une belle au bain dormant ».

PS : lorsque vous arriverez page 154, n’oubliez pas de passer la musique Une sirène à Paris du groupe Dionysos, les personnages prendront (encore plus) vie durant le temps d’une chanson !