Camille Tisserand et Valérie Weishar-Giuliani, Crayon Crayonne, éditions Père Fouettard.

Entre ces deux fêtes, je vous présente un joli livre à destination des plus jeunes. Je remercie Babelio et la maison d’éditions pour ce livre plein de tendresse !

Dans ces quelques pages, on suit les aventures d’un crayon et de ses dessins qui prennent vie, et notamment celle d’un petit garçon. Au moment où le petit garçon comprend que le crayon dispose aussi d’une gomme, il prend peur…

Un petit livre aux illustrations incroyablement colorées et très jolies. Une histoire qui, mine (!) de rien, apprend aux enfants les liens de l’amitié, les concessions que chacun doit faire pour vivre en harmonie.

Rob Biddulph, Les aventures de Myrtille Jones, tome 1 la ville en danger, Bayard jeunesse.

Voilà bien longtemps, trop longtemps, que je n’ai rien publié ici. Mes journées sont bien rythmées et si j’arrive à avoir un peu de temps pour lire, je ne l’ai pas forcément pour communiquer auprès de vous ! Aujourd’hui je vous présente un livre que j’ai fini il y a déjà un moment : le tome 1 des aventures de Myrtille Jones.

Je remercie Babelio ainsi que la maison d’édition pour cet envoi plein de peps et de tendresse, ainsi que tous les goodies qui accompagnaient ce livre !

Myrtille est petite fille qui a une famille aimante et qui s’épanouit dans sa vie de tous les jours. Soudain, son père disparaît. Elle qui avait une relation très forte avec lui n’accepte pas ce départ surprise et n’y croit pas. Se plongeant dans sa boîte à souvenirs, elle découvre un crayon qui semble rendre réel tout ce qu’elle dessine avec. Grâce à ce dernier et contre l’avis de sa mère qui s’est résolue à la fuite de son mari, Myrtille mène l’enquête pour retrouver son père. Avait-elle raison ? Son père est-il parti de son plein gré ?

Un roman jeunesse qu’on apprécie en tant qu’adulte. On s’attache à Myrtille et on suit de près ses aventures. Les illustrations qui viennent agrémenter l’histoire ponctuent les évènements de l’histoire de la manière la plus agréable qui soit. Un livre qui donnera l’envie de lire aux plus jeunes !

Eleonore Devillepoix, Brussailes, hachette romans.

« L’idée qu’il pouvait refuser la mission traversa l’esprit de Jaboterne, mais il était encore très loin de formuler cette pensée fugace, quand son interlocuteur s’envola, le laissant seul à côté de la flaque. Sonné par la discussion, il regarda le sommet de la bibliothèque, puis son reflet dans l’eau, et eut alors le vague pressentiment que cette affaire de vols d’œufs n’allait pas lui laisser beaucoup de temps pour chasser de la frite. Il n’aurait pas pu être plus près de la vérité. »

« Sur ces mots, la perruche s’envola, entraînant avec elle une myriade d’oiseaux. L’escadrille s’éloigna dans un brouhaha considérable. Jaboterne se sentit empli d’une fierté indescriptible. Personne ne voulait vraiment la guerre. Personne à part Loca. »

Je remercie Babelio ainsi que la maison d’édition pour ce joli envoi de ce nouveau roman initiatique et philosophique à destination des jeunes (et des moins jeunes !). L’objet livre lui même est magnifique et les illustrations à l’intérieur viennent parfaire cet esthétisme. Venons en maintenant à l’histoire, également superbe…

A Brussailes, lors d’une réunion du parlement des oiseaux, un problème est exposé : les vols réguliers d’œufs. Une décision doit être prise. Trois oiseaux vont mener l’enquête : Sept la corneille, Chantperdu le rouge-gorge, et Jaboterne le pigeon. Que vont-ils découvrir ?

Un roman initiatique, philosophique. Par le regard des trois oiseaux, et de leurs caractères bien différents, on entrevoit notre société sous un autre angle. Une belle aventure à suivre, avec des rebondissements inattendus !

Erin Hunter, La guerre des Clans, Retour à l’état sauvage, Pkj.

« Tout ça pour des croquettes desséchées et une pâtée infecte, merci bien ! Chat domestique, ce n’est pas une vie ! Les Bipèdes les mènent à la baguette. Manger des choses insipides, faire ses besoins dans une boîte et ne sortir que si on vous y autorise. Jamais ! Ici, on vit dans la nature, en toute liberté. On va où on veut, quand on veut. « 

« Il gravit la colline à vive allure et s’enfonça dans la forêt ventre à terre. S’était-il trompé sur l’ancienne guérisseuse ? S’il l’a prévenait du péril qui la guettait, risquait-il sa propre place au sein du Clan ? Malgré les ennuis auxquels il s’exposait, il voulait apprendre la vérité de sa bouche avant le retour des autres. »

J’ai ce livre dans ma bibliothèque depuis fort longtemps. Alors que je regardais les différents rayons de cette dernière, mon œil s’attarda sur cette couverture féline… J’aime les chats et j’en profite pour vous présenter la star du jour, Doudou, qui a bien voulu poser auprès du livre- entre deux roulades et quelques baillements. Doudou, c’est le chat de Valérie, ma super voisine. Je le vois souvent couché sous notre forsythia, ou il vient sur les bords des fenêtres prendre quelques caresses… Comment ne pas penser à lui en lisant ce livre qui met en scène des chats…

Rusty est un petit chat qui vit dans un confort absolu : une gamelle toujours remplie, une maison confortable, et des maîtres qui l’aiment. Mais cela ne lui suffit pas : il rêve d’aventure, de vie sauvage. Malgré les conseils de son ami Ficelle, il part dans la forêt de tous les dangers. Là il fera la rencontre de Nuage Gris, membre du Clan du Tonnerre, rencontre déterminante. Quel chemin Rusty va t-il choisir ? S’enfoncer dans la forêt auprès des chats sauvages, ou retourner auprès de ses Bipèdes ?

Un roman qu’on lit vite. Si j’ai beaucoup aimé l’histoire, les scènes de bagarre-très nombreuses et très détaillées- m’ont dérangée. On ressent le mal des coups de patte bien (ou mal) placés. J’ai tout de même très envie de connaître la suite des aventures de ce petit chat. Comme dans la vie, on s’attache à ces êtres à quatre pattes !

A.F. Steadman, Skandar et le vol de la Licorne, hachette romans.

« Skandar n’avait pas remarqué l’humain- du moins pensait-il que c’en était un-sur son dos. Le cavalier était dissimulé par une immense cape noire dont les pans battaient au vent et dont l’extrémité était usée et déchirée. Une large bande de peinture blanche dissimulait son visage, de la base du cou au sommet du crâne, recouvert de cheveux noirs coupés courts. »

« Aussitôt l’électricité, le tremblement, l’éclair blanc, la brume et le feu disparurent,aussi brusquement que si quelqu’un avait appuyé sur un interrupteur. Skandar et la licorne s’observaient. Il avait lu des choses sur le lien invisible qui unit les cavaliers à leur monture, mais il ne sentait pas imaginé qu’il pourrait le ressentir à ce point : un tiraillement dans la poitrine, comme si son cœur était soudain relié à quelque chose d’extérieur à lui-même. »

Lorsque j’ai vu la publicité fleurir un peu partout pour ce livre, il était impensable que je ne lise pas ! Cela tombait bien, un tout nouveau centre culturel Leclerc venait d’ouvrir à deux pas de chez moi. Avant de parler du roman, un mot sur la photo : les figurines au premier plan- les trois licornes- ont été réalisées sur mesure pour illustrer ce livre. Merci à celui qui partage mes lectures (et tout le reste) pour ses réalisations ! Une grande minutie et une large patience sont de mise pour parvenir à une telle précision et je suis admirative de ces deux qualités chez lui, (que je serai incapable d’avoir). À vous de retrouver de quelles licornes il s’agit quand vous aurez lu le livre !

Skandar est un adolescent de treize ans, et comme tous ceux de son âge, il va passer l’examen qui déterminera si oui ou non, il est lié à une licorne. Ce n’est qu’à cette condition que la porte de la Couveuse s’ouvrira, et que l’œuf de la licorne pourra éclore pour se lier à jamais à son cavalier. Mais, évidemment, rien ne va se passer comme prévu…

Un roman jeunesse qu’on dévore avec avidité en tant qu’adulte. J’ai adoré découvrir les différentes licornes, leurs singularités et leurs pouvoirs. Une histoire où l’amitié, l’entraide et l’amour de son prochain prend le pas sur les croyances de chacun. On a hâte de lire la suite !

David Duchovny, Oh la vache !, Grasset.

« Je ne savais pas quoi penser de ce que je voyais. Toute la famille était réunie là et regardait en silence une boîte éclairée. Ils se taisaient comme si la boîte était leur dieu et ce Dieu de la Boîte parlait, du moins disait des choses, et ils semblaient à la fois fascinés et abrutis. »

« Seul l’homme s’est isolé de la grande chaîne de l’être et de tous les autres animaux, et je pense que ça s’est fait à son grand détriment et, malheureusement, au nôtre aussi. Je ne veux plus faire partie du troupeau. Je ne veux plus qu’on me découpe ; je veux qu’on m’écoute. « 

Je vous propose la chronique d’un livre que je n’ai pas vraiment choisi. Alors que j’étais avec mes 4èmes au CDI avec ma collègue documentaliste, un des élèves a voulu choisir ce livre, rangé dans les rayons. Ma collègue s’est interrogé sur ce livre qu’elle n’avait pas encore lu, et s’il avait véritablement sa place au collège. Je me suis alors proposée pour le lire et voir s’il peut, oui ou non, garder sa place dans les rayons destinés aux collégiens. En plus, j’adore les vaches, et les premières pages parcourues m’ont tout de suite charmée !

Elsie Bovary est une vache. Elle vit paisiblement dans une ferme avec ses semblables et autres cochons, chiens, volailles. Un beau jour, alors qu’elles rendent une visite aux taureaux avec sa copine Mallory, Elsie s’arrête devant la maison des fermiers. Là, elle découvre que les animaux sont élevés pour finir dans l’assiette des humains. Ni une, ni deux, Elsie met au point un plan pour s’évader et rejoindre l’Inde où les vaches sont sacrées. Accompagnée d’un cochon et d’un dindon, tous trois s’enfuient vers un monde meilleur… Mais comment prendre l’avion quand on est une vache, un cochon et un dindon ?

Le récit d’une vache à la première personne permet de mettre une distance entre l’humain et l’animal. Grâce à ses nombreuses pointes d’humour, la satire de la société est légère. Pourtant, des sujets tabous sont traités : la question de la religion ou de notre mode de vie. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette fable des temps modernes qui est destinée aussi bien aux adolescents qu’aux adultes !

Ransom Riggs, Miss Peregrine et les enfants particuliers, les désolation de l’arpent du diable (tome 6), Bayard jeunesse.

Il y a quelques temps, je faisais le retour sur une rencontre en visio mémorable, celle avec Ransom Riggs, organisée par Babelio et Bayard. Je ne vous avais finalement pas parlé, ou très peu, de ce dernier tome, ponctuation finale aux aventures de nos chers particuliers. Il est donc temps de revenir sur cet ultime tome ! Et pour ne rien vous divulgacher, c’est volontairement que je n’ai choisi aucune citation !

On retrouve notre héros Jacob accompagné de Noor, une des clés de la prophétie. Alors qu’ils ont réussi à sortir de la boucle tempetueuse, ils restent sans souvenir de cet épisode. Des malédictions s’abattent en série… Caul est-il revenu ? La prophétie va t-elle être accomplie ?

Un dernier tome magistral, où chaque page ajoute un peu plus de suspense ! Un rythme haletant qui force le lecteur à lire de plus en plus vite ! Une saga pleine de magie et de noirceur, avec toujours celle belle lueur d’espoir et de vie !

Ce tome 6 est en lice dans la catégorie jeunesse du prix Babelio !

Rencontre avec Ransom Riggs – évènement Babelio & Bayard Jeunesse.


La soirée du lundi 21 février 2022 a été un moment inoubliable. J’ai eu la chance d’être sélectionnée pour rencontrer Ransom Riggs, l’auteur de Miss Pérégrine et les enfants particuliers, en visio. Un grand merci à Babelio ainsi qu’à Bayard Jeunesse pour cette rencontre ! Pour me remémorer la saga dans son intégralité, j’ai profité des vacances scolaires pour relire l’intégralité de la saga. 3270 pages avalées en quinze jours ! Autant vous dire que je me suis sentie moi-même particulière à vivre avec les personnages. Peut-être avez-vous suivi la rencontre retransmise en direct sur facebook, sinon, voici un condensé de ce joli moment !

Ransom Riggs a tout d’abord rappelé le contraste qu’il y a entre l’écriture des six tomes, qui a pris dix ans, et l’histoire qui s’écoule sur une durée de six mois. Une question me brûlait les lèvres: à la fin du troisième tome, je sentais comme une fin et me demandais si les trois tomes suivants étaient d’ores et déjà prévus. Ransom Riggs a pu me répondre en annonçant qu’effectivement, c’était une trilogie, qu’il avait laissé une porte entrouverte (comme il l’avait fait dans le premier tome et le fait aussi dans le dernier tome) au cas où…

Le second point qui a été abordé est celui des photographies présentes au fil des différents tomes. Elles prennent une place significative dans l’écriture. Si l’auteur s’est appuyé sur des photographies au début, c’est devenu un véritable défi ensuite pour lui de trouver des photos qui illustreraient ses propos ! Concernant l’adaptation de Tim Burton qui avait été faite du premier volume, il l’a beaucoup aimé – étant un fan de Tim Burton – même s’il n’est pas fidèle au livre.

Les lieux présents et l’Histoire ont aussi été évoqués. L’auteur a choisi de jouer avec l’Histoire du XXème siècle puisqu’on possède justement des photographies. La Première guerre mondiale lui a aussi permis de « jeter les personnages dans les champs de bataille ».

Ransom Riggs a annoncé être ému, triste de quitter ses personnages avec qui il a vécu toutes ces années ! Mais nous a toutefois laissé entendre qu’une annonce serait faite bientôt, mais que pour l’instant, c’est un secret… Alors, à votre avis, quel peut être ce secret ?

Liz Braswell, Profondeurs de l’océan, Hachette Livre.

« Il rêvait qu’il n’était pas le prince Eric, l’époux de la belle Vanessa. Qu’il y avait eu une terrible erreur. Qu’il y avait eu une autre fille, une fille éblouissante et muette, qui chantait. Non. Il y avait une fille éblouissante qui chantait, mais qui avait perdu sa voix en ce jour terrible où Eric s’était endormi. Tout ce qu’il avait vécu depuis n’était qu’un rêve. Dans cet autre monde, il y avait des sirènes. »

« En parlant de cachette, elle devait trouver une solution pour ce bon vieux Triton. Elle ne pouvait plus le garder là, désormais… … et peut-être que l’heure était venue pour enfin passer à l’acte. Pour accomplir ce pour quoi elle l’avait gardé pendant tant d’années. Il était peut-être temps de mettre ses autres plans en branle. Etre une princesse était amusant, mais il y avait des enjeux bien plus importants… »

Cet été est un été placé sous le signe de la lecture ! Si j’intercale ma PAL de polar pour le Prix du Bureau des lecteurs, avec une autre dont je ne peux rien vous dire plus l’instant (promis, très vite, vous saurez tout, et je peux simplement vous dire que c’est en lien avec la rentrée littéraire…), je finis ma dixième lecture de ce mois de juillet (on voit que c’est les vacances), par un livre qui m’a été offert par le meilleur interprète des chansons Disney – et particulièrement celles de La Petite Sirène… On connaît tous la célèbre histoire. Dans ce livre, Ariel n’a pas vaincu Ursula…

Ursula est Princesse Vanessa, épouse du Prince Eric, sur terre. Ariel, la petite sirène, est devenue Reine des Mers, après qu’Ursula ait capturé son père. Elle règne en signant : elle ne peut plus parler puisque Ursula lui a volé sa voix. Alors que le sortilège d’Ursula rend aveugle la communauté de la Tirulie, Eureka apprend à Ariel que son père n’est pas mort… Avec ses amis Polochon et Sébastien, Ariel va retrouver le monde à la surface pour tenter de réparer ses erreurs de jeunesse…

Quelques quatre cents pages qui se lisent vite. On suit les aventures de cette sirène définitivement pas comme les autres. On s’attache autant aux personnages du monde terrestre que ceux de l’Atlantica. Le lecteur recherche la victoire du bien sur le mal. Une variante à l’histoire initiée par Andersen, où le mal est grand vainqueur au début du livre… Mais comme on dit, bien mal acquis ne profite jamais

Pour aller plus loin : on replonge en enfance à la lecture de ce livre, aux côtés des personnages que l’on ne connaît que trop bien: Ariel évidemment, Polochon, Sébastien, Eric, Max et tous les autres, sans oublier Ursula qui a pris l’apparence d’une jeune princesse. L’axe du bien contre le mal est développé, fidèle aux Disney chers à notre cœur, mais la morale est bien plus vaste. Deux mondes, deux personnages principaux qui apprennent à faire passer leurs intérêts personnels après le bien-être de tout un peuple. Une expérience de pensée à mener en parallèle, qui trouve tout son écho dans notre coquillage-monde aujourd’hui…