Bruno Doucey et Robert Lobet, Peindre les mots, éditions Bruno Doucey.

« Ses choix de vie, il les tire de la nature. De la patience des pierres et de la sensualité du sable. Des remuements de l’eau, aux mille reflets changeants. Du feu qui nous éclaire et qui fait naître les premières ombres portées sur les murs d’une caverne. Du souffle sans lequel nous ne connaîtrions ni les oiseaux, ni les chants, ni la poésie. »

« … Avec le temps les nuages ont élimé le bleu le pan du mur jaune a pris les marbrures de l’exil mais le bateau glisse toujours… »

Je remercie Babelio et la maison d’édition Bruno Doucey pour cet envoi poétique, coloré, artistique et onirique. Je chronique rarement des poèmes, bien que j’en lise. Loin d’être mon style de lecture préférée, quelle émotion quand on tombe sur un vers incroyable, qui a une résonance en nous. J’aime lire des poèmes pour cette raison précise, se faire surprendre par la beauté de la langue.

Ce livre est constitué de deux parties. La première nous renseigne sur Robert Lobet, artiste et plasticien. C’est Bruno Doucey qui écrit cette première partie. Si c’est toujours intéressant de découvrir l’artiste, la deuxième partie m’a ravie. On peut y lire des poèmes de différents styles, d’auteurs divers, regroupés autour d’éléments naturels, et du travail du plasticien.

Évidemment, cette lecture ne peut pas nous laisser indifférents. Certains poèmes m’ont laissé de marbre mais d’autres m’ont conquis. Un livre à déguster, à lire et à relire.

Robert Tuesley Anderson, Les recettes du monde de Tolkien, Hachette.

Mon amour pour Tolkien n’est plus un scoop ! Et la cuisine est un centre d’intérêt familial.
Dans les cadeaux qu’il me fait, mon cher et tendre fait toujours un clin d’œil à Tolkien… Et j’ai eu il y a peu ce chouette ouvrage autour des recettes inspirées par la terre du Milieu.

75 recettes réparties selon l’emploi du temps gustatif des Hobbits, des Elfes ou autres peuples connus dans l’univers de Tolkien. Quelques citations contextualisent la recette en question.

Ici, les galettes aux epinards et à la patate douce, qui sont succulentes !

Stéphanie Genty, Sabrina Baldo de Brébisson, Julio de Los Reyes Lozano, La traduction audiovisuelle, normes, transgressions et nouveaux défis professionnels, l’Entretemps éditions.

« Les contributions ici recueillies cherchent à montrer des problématiques peu explorées jusqu’à maintenant et à apporter des réponses tant sur le plan théorique que pratique. Structuré en trois sections, le volume aborde dans un premier temps la notion de norme en traduction audiovisuelle en tant que convention ou pratique habituelle et l’acceptation ou la transgression de ces normes préétablies. La deuxième partie de l’ouvrage porte sur le binôme « traduction-culture », plus précisément sur le rôle primordial de la traduction audiovisuelle comme vecteur de cultures. […] Enfin, le livre se termine par un ensemble d’articles qui œuvrent la porte de la recherche en traduction audiovisuelle à d’autres domaines d’activité (…). « 

C’est très en retard que je publie cette chronique. Les dernières semaines ont été intenses, sur le plan professionnel. Entre les heures de cours et les événements théâtraux en tous genres, je n’ai pas même eu le temps de me connecter !
Je remercie Babelio ainsi que la maison d’édition pour cet envoi, qui a été très intéressant et qui a trouvé sa place au sein de mes cours de théâtre au lycée !

Cet ouvrage est un ensemble de nombreux articles autour de la traduction audiovisuelle. Ainsi, si un résumé est impossible à faire étant donné la diversité des sujets de recherche, nous pouvons cependant dire que tous ces articles convergent vers cette traduction que nous pouvons faire quand nous passons d’un texte au cinéma ou au théâtre. Réécriture, adaptation, deux systèmes qui mettent en lumière un nouveau regard sur l’objet original. Ces articles nous mènent sur le chemin de la recherche.

Un livre qui reste à portée de main et qui nourrit mes cours de théâtre, nous qui travaillons actuellement sur la réécriture et l’adaptation avec mes élèves de théâtre !

Grégory Nicolas, Papi est un super menteur, PKJ.

« J’ai cherché à savoir si papi avait aussi connu les dinosaures. Il m’a répondu qu’il n’était pas si âgé que ça ».

« Papi s’est redressé d’un coup, avec le bidon bien en avant, et il s’est adressé à moi le plus sérieusement du monde : – Mais tu sais que j’étais chevalier, moi ! »

Aujourd’hui, je vous présente deux livres jeunesse, pour les élèves de primaire. Je remercie avant tout Babelio et la maison d’édition qui m’ont permis d’être ambassadrice de cette nouvelle collection pensée pour les plus jeunes avides de découvrir l’Histoire. Voici les deux premiers volumes, qui seront, je l’espère, accompagnés de quelques autres afin d’offrir un panorama large de l’Histoire.

Papi, pour faire aimer et apprendre l’Histoire à son petit-fils (et à sa toute petite fille), affirme qu’il a vécu telle ou telle époque. Ainsi, on retrouve des détails historiques (dates d’évènements majeurs, monarchie…) qui sont liés au récit de Papi. En tant qu’adulte, évidemment, en quinze minutes l’ouvrage est fini, et nous ne pouvons que sourire à la lecture de ces histoires.

En tant qu’enfant, je pense que ces petits livres peuvent avoir un réel impact sur la curiosité liée à l’Histoire. En effet, n’apprend-on pas mieux lorsque l’actuel raconte le passé de manière différente que dans les livres d’Histoire ?

Bruno Combes, Seulement si tu en as envie, J’ai lu.

 » La vie est parfois surprenante. De longues années séparent deux êtres et, par hasard, au beau milieu du brouhaha d’une brasserie, le visage de celle que l’on n’espérait plus revoir réapparaît sur l’écran d’un téléviseur, dans un lieu que l’on aperçoit juste en tournant la tête. Stephen passa l’après-midi, la soirée et une grande partie de la nuit à se poser la même question : Dois-je aller à sa rencontre demain matin ? »

« Ils avaient seize ans, les enfants de la dune. L’âge auquel on croit qu’un endroit majestueux fortifie un amour naissant. La carte postale était belle : le soleil couchant au loin sur l’océan, une légère brise marine, leurs regards rivés sur l’horizon. Tout était parfait, mais ils n’avaient que seize ans, les enfants de la dune… »

Nous sommes le samedi 22 janvier 2022, autrement dit, la troisième des Nuits de la Lecture. Cet évènement, comme chaque année, permet à tous de nous retrouver autour de la lecture, sous toutes ses formes. Le thème cette année est « Aimons nous toujours ! Aimons nous encore! ». J’ai choisi de vous présenter Seulement si tu en as envie de Bruno Combes. En effet, il me semble que ce roman incarne mot pour mot le thème de cette année !

Camille mène une vie paisible, avec son mari Richard et ses deux enfants. Bien-sûr, elle rêvait à plus de romantisme avec Richard, mais celui-ci l’aime à sa manière. Alors qu’elle se rend à une énième réunion avec sa belle-famille (qu’elle ne supporte pas), Camille cache déjà un secret renversant. Stephen, son amour de jeunesse, qu’elle a quitté subitement sans lui laisser d’explication, refait surface. Choisira-t-elle de le contacter vingt-sept ans plus tard ?

Aimons nous toujours : Camille et Stephen incarnent l’amour inconditionnel, le seul, le véritable grand amour, éternel. Aimons nous encore : est-il possible si longtemps après de reprendre une histoire là où on l’avait laissée ? Ce roman fait prendre conscience au lecteur que tout est possible… Seulement si vous en avez envie

Jean-Claude Lalumière, Le front russe, Le livre de poche.

« Je travaille au ministère des Affaires étrangères. Mon activié professionnelle, pour laquelle je m’étais pourtant enthousiasmé à mes débuts, ne parvient plus à m’émouvoir. Je suis entré au ministère il y a cinq ans avec l’envie de parcourir le monde. Bien entendu, ce n’est pas ce que j’ai dit lors de la « discussion avec le jury », épreuve du concours dont l’objectif est de « mettre en évidence les motivations du candidat, de révéler sa personnalité et de vérifier son aptitude à remplir les fonctions auxquelles il est destiné ». Lors de cet entretien plutôt impressionnant – face à vous se trouvent cinq personnes dont l’aménité est comparable à celle d’une compagnie de CRS qui s’apprête à évacuer un squat-, j’ai parlé de mon goût pour le service public, de ma volonté d’oeuvrer pour l’intérêt général, pour le rayonnement de la France à l’échelle internationale. »

« Je tentai d’amoindrir la portée de ces propos, et lui répondis que pour connaître la distance réélle qui nous séparait du sommet il nous faudrait appliquer à la situation le théorème de Pythagore, la pente sur laquelle nous marchions représentant l’hypoténuse du triangle. »

En ce début du mois de janvier, j’ai lu ce roman atypique. C’est un livre voyageur, qui a été donné à mon Papa – qui l’a lu en premier – l’a recommandé à ma Maman, qui l’a lu elle aussi. Et enfin, le voici quelques huit cents kilomètres plus loin, avec moi. Si nous étions tous trois sceptiques face à ce titre et cette couverture qui viennent d’un autre temps, nous avons tous trois beaucoup ri en tournant les pages !

Le personnage que nous suivons, après une enfance étrange avec des parents dont la principale priorité était la réussite professionnelle, est admis ! Ca y est, il a un travail, et non des moindres: il est nommé au Ministère des affaires étrangères. Oui, mais remballez vos clichés. Il s’agit d’un simple bureau où ses premières missions consistent à faire des photocopies. Pourtant, il vise une promotion… Comment va-t-il s’y prendre pour monter l’échelle du fonctionnariat ?

Un roman aussi caricatural que vrai, où l’humour – bien souvent de couleur noir ou jaune – est détonnant ! On reconnaît les écueils de l’administration, les procédures parfois inutiles, trop longues pour un évènement mineur. Au-delà d’une satire de la société, c’est aussi les déboires d’un fonctionnaire qui espérait tant et qui est en prise avec des désillusions…

🎉 Bonne année 2022 🍾

En ce premier janvier de cette nouvelle année, je vous présente mes vœux les meilleurs !

🍰 Notre gâteau du réveillon fait maison : de la génoise, du fourrage aux fruits exotiques, à la finition avec les meringues. 🍍

🍽️ Une année colorée, de l’exotisme dans le quotidien, des étoiles pour vous accompagner, et un goût savoureux de champagne pour 2022 !

Et pour finir, de belles découvertes, en lecture comme ailleurs, et plein de livres 🎉🎉🎉

Notre premier janvier a débuté par une part de kouglof, confectionné hier matin ! 😉

Clarisse Sabard, Et nous danserons sous les flocons, Charleston.

« Quelle idiote ! J’étais persuadée que mon mari m’invitait au restaurant pour fêter notre anniversaire de mariage (certes, avec trois jours d’avance). Clairement, ce n’était pas une de mes intuitions les plus brillantes. Pourtant, tous les signes étaient réunis pour m’induire en erreur. A commencer par le fait que Philippe avait choisi notre restaurant préféré, un endroit avec un jardin chaleureux aux buissons semés de guirlandes colorées. L’intérieur aussi était charmant, avec ses bougies, ses nappes blanches et le piano dans un coin de la salle. L’ambiance parfaite. Aussi, avant même de choisir nos plats, je commandai deux coupes de champagne au serveur. »

« Le temps, ma chérie, c’est comme un flocon de neige. Pendant que tu le regardes sans rien faire, il fond. Et ensuite, il ne reste que des regrets. »

Passer les vacances de fin d’année sans lire un roman de Noël, c’est un peu comme fêter un anniversaire sans bougie ! Cette année, j’avais pris de l’avance avec Love me doux de Alice Quinn et de Sandra Nelson, qui s’était avéré être un véritable coup de coeur ! Pour patienter entre les deux réveillons, j’ai jeté mon dévolu sur ce roman de Clarisse Sabard. Un plaid, quelques bougies, le sapin illuminé et la boîte de gateaux confectionnés durant la période de l’Avent, j’étais prête à entrer dans cette histoire aux personnages attachants…

Valentine va fêter ses seize ans de mariage avec Philippe ! Alors qu’elle s’attend à ce qu’il la redemande en mariage, la soirée prend une autre tournure… Valentine doit apprendre à vivre seule. Elle rejoint ses parents à Vallenot – village de son enfance – et en profite pour se lancer dans la carrière d’enseignante, carrière qu’elle souhaitait embrasser depuis toujours. Alors qu’elle pense ne plus pouvoir faire confiance à un homme, ses soeurs et sa famille vont lui ouvrir les yeux…

Un roman lu en deux temps, trois mouvements. On tombe de haut avec Valentine puis, comme elle, on rebondit, lisant avidement les pages qui défilent. Au-delà d’une histoire de coeur, c’est l’histoire d’une famille que nous propose Clarisse Sabard, avec son lot de surprises et de difficultés. Une chose est sûre, j’ai eu beaucoup de mal à quitter ces personnages hauts en couleur !

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle soirée, dernière de 2021 ! A l’année prochaine, avec plein de surprises !

Sophie Bienvenu, la Princesse qui voulait devenir générale, Alice Éditions.

« Emma, elle, était beaucoup plus rebelle que son frère. Pas question de se laisser faire ni d’accepter de devenir princesse au foyer. Elle avait une idée bien arrêtée du métier qu’elle voulait exercer plus tard : elle souhaitait prendre les armes, diriger une armée, gagner guerres et batailles… et devenir générale. « 

« Dans la foule, certains regardaient leurs chaussures, d’autres sifflotaient, quelques-uns se faisaient appeler ailleurs… Personne ne voulait soutenir la cause du roi, car tous savaient qu’elle n’était pas juste. La liberté est aussi attirante qu’un gâteau au chocolat, aussi douce qu’un lait frappé aux fraises. « 

En cette période de fêtes, j’ai (enfin) pu trouver un peu de temps pour lire ! J’ai reçu ce roman jeunesse, illustré, il y a quelques temps. Je remercie d’ailleurs Babelio ainsi que la maison d’édition pour cet envoi. Un livre que je pensais pouvoir lire entre deux heures de cours, mais l’emploi du temps s’étant alourdi de manière considérable avant les vacances scolaires, que j’ai finalement du remettre cette lecture. Je vous propose donc de découvrir, en cette fin d’année, ce petit livre, une curiosité qui ravira petits et grands…

Emma est une princesse. Son père, le roi, ne se prive pas pour lui rappeler que, lorsqu’on est une princesse, certaines choses ne se font pas, comme partir au combat ! Pourtant Emma est obstinée et veut devenir générale. Contre l’avis de son père elle part à la rencontre des différents peuples pour leur demander de bien vouloir devenir ennemis afin qu’elle puisse devenir générale. Va-t-elle parvenir à trouver des ennemis ?

Au-delà d’une histoire pour les enfants, c’est une réflexion sur, non seulement, l’acceptation de l’Autre et de ses différences, mais aussi sur la paix et la constitution de la société. Grâce au personnage de Emma, enfant qui découvre le monde, les clichés sociétaux sont remis en cause. J’ai été particulièrement sensible à l’usage du passé simple – qui, il faut bien l’avouer, tend à disparaître de la littérature, jeunesse comme adulte – et à l’humour omniprésent dans ce livre. Les clins d’oeil à la chanson française ne m’ont pas laissée de marbre non plus ! Un livre à lire aux enfants que vous connaissez: le ton employé est celui d’un conteur qui s’adresse à son public.

Pablo Martin Sanchez, L’anarchiste qui s’appelait comme moi, Zulma.

« Cet acte de rébellion muette marqua les premiers pas de Pablo en ce monde, et la nouvelle se répandit bientôt dans Baracaldo que l’enfant des Martin était incapable de pleure. »

«  »Je ne suis pas seulement venu te voir, Pablito, je suis aussi venu te demander de collaborer avec nous. – … – Nous avons besoin de gens comme toi. – … – C’est notre avenir et celui de milliers d’Espagnols qui est en jeu. – Mais ça fait des années que tu ne vis plus en Espagne, Robin. – Oui, mais j’aimerais pouvoir rentrer un jour et regarder les gens en face sans avoir honte. Pense à ta mère, pense à ta soeur: est-ce que tu vas les laisser pourrir pendant quand tu es ici sain et sauf ? » »

En tant qu’Exploratrice de la rentrée littéraire avec Lecteurs.com, et pour cette deuxième chronique, voici un livre des plus intrigants : L’anarchiste qui s’appelait comme moi. Je redoutais de ne pas entrer véritablement dans l’histoire, étant donné que je ne me dirige pas naturellement vers ce genre de lectures. J’ai été agréablement surprise par celui-ci ! Un extrait de ma chronique a été mis en avant sur le site de lecteurs.com, et je vous invite, évidemment, à consulter cette page pour découvrir d’autres livres chroniqués par d’autres Explorateurs !

Pablo Martin Sanchez délivre un contexte historique poignant avec ce roman sur la dictature de Primo de Rivera. Il a l’audace d’écrire la vie de cet homonyme trouvé au hasard d’une rencontre internet : un anarchiste qui s’appelait comme lui.

A travers ses six cents pages, ce roman raconte l’histoire de Pablo, devenu anarchiste après une déception amoureuse. Epris d’Angela qu’il recherche à travers l’Espagne, il dépose les armes lorsqu’il la reconnait, en compagnie d’un autre homme, un enfant dans les bras. Mais Pablo n’a pas tout perdu : il retrouve son ami d’enfance. Sous couvert d’un lien fort et d’une promesse d’amitié éternelle faite quelques années plus tôt, il se laisse entraîner dans un autre combat : libérer son pays de la dictature.

La vie de Pablo est jalonnée par des quêtes impulsées par un sentiment de justice exacerbé. L’injustice d’une situation financière instable le contraint à suivre son père. Loin de sa sœur et de sa mère, il s’émancipe alors que son père travaille. L’injustice d’un situs inversus met le jeune garçon à l’écart dès les premiers instants de socialisation avec les autres enfants. Pablo est différent. Il doit apprendre à vivre avec. Viennent les injustices plus cruelles encore : celle de cet amour réciproque condamné par la famille d’Angela ou celle de ce pays tombé entre les mains de la dictature. Pablo se construit sans modèle, au gré de ses actions.

L’ossature de ce roman est double. Deux temporalités nourrissent ce roman à l’équilibre parfait. L’auteur jongle avec aisance, entre un Pablo en 1924, et celui, enfant, de 1890. Ce jeu d’écriture donne les clés d’une compréhension totale de la vie bouleversante de l’anarchiste.

L’anarchiste qui s’appelait comme moi est aussi cruel que troublant. La fin, tragique, met en lumière l’injustice de ce pan de l’Histoire espagnole. On s’attache à ce Pablo, enfant comme adulte, on tremble, on espère, et on prend conscience que ces personnes, tombées dans l’oubli, ont aussi leur histoire à raconter.