Ingrid Chabert, Carole Maurel, En attendant Bojangles, Steinkis éditions

La semaine dernière je vous parlais du roman d’Olivier Bourdeaut. Vous voulez offrir plutôt une bande dessinée, ou compléter votre cadeau ? Elle existe !

Une BD fidèle au roman, avec de très belles illustrations !

Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, Finitude.

« Sur la commode du salon, devant un immense cliché noir et blanc de Maman sautant dans une piscine en tenue de soirée, se trouvait un beau et vieux tourne-disque sur lequel passait toujours le même vinyle de Nina Simone, et la même chanson « Mister Bojangles ». C’était le seul disque qui avait le droit de tourner sur l’appareil, les autres musiques devaient se réfugier dans une chaîne hi-fi plus moderne et un peu terne. Cette musique était vraiment folle, elle était triste et gaie en même temps, et elle mettait ma mère dans le même état ».

« Lorsque j’avais rencontré sa mère, j’avais tenté un pari, j’avais lu toutes les règles, j’avais signé le contrat, accepté les conditions générales et pris connaissance des contreparties. Je ne regrettais rien, je ne pouvais regretter cette douce marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité, ces bras d’honneur aux conventions, aux horloges, aux saisons, ces langues tirées aux qu’en dira-t-on. »

Ce roman était depuis longtemps dans ma bibliothèque. Ma maman l’avait dévoré il y a quelques années déjà, puis ce fut au tour de mon papa, plus récemment, de le lire. Tous deux, conquis par ce roman, étaient ensuite allés voir la pièce de théâtre adaptée de ce roman. Je me décidai enfin à ouvrir les pages de ce livre…

Voici l’histoire d’une famille, qui n’a rien de banal. Une Maman, aux multiples prénoms, et un Papa, qui dansent sur le tube Mister Bojangles de Nina Simone. Et puis, ce fils, qui se construit dans les nombreuses fêtes organisées par ses parents, et qui grandit avec Mademoiselle Superfétatoire, un oiseau au long cou. Une famille qui rit, qui s’exprime dans une folie légère, tant qu’il est encore temps…

Un roman sublime qui saura vous toucher. Entre rire et émotions, ce livre nous rappelle qu’il est indispensable de profiter de la vie à chaque instant. L’auteur nous entraîne avec légèreté dans ce monde fou… Un amour inconditionnel, entre ce papa prêt à tout pour cette maman qui n’évolue pas tout à fait dans le même monde, et entre ces parents et ce fils chéri. Un livre à mettre sous le sapin, pour montrer à vos proches que vous les aimez…

En attendant Noël… Et s’il y avait des livres au pied du sapin ?

Nous y sommes: la grande période où nous commençons à préparer Noël ! Alors que les vitrines s’allument aux couleurs de Noël, nous, passants, commençons à réfléchir aux cadeaux…

J’ai donc décidé de vous proposer une sélection de livres au format poche afin que tous les budgets puissent trouver leur bonheur ! Il y en aura pour tous les âges, tous les styles, avec quelques petites surprises pour compléter vos cadeaux !

Retrouvez-donc quelques livres cachés dans cette branche de sapin très prochainement sur mon blog ! Et si je trouve une pépite – un cadeau exceptionnel à faire – je vous en ferai part d’ici là !

Bonne chasse aux cadeaux à tous et, bonne lecture ; )

Barbara, Il était un piano noir… Mémoires interrompus, Fayard.

« Il est vrai que les bruits de la ville sont devenus si tonitruants et cacophoniques que nous sommes obligés d’écouter la musique et les mots de plus en plus fort. Et cette musique et ces mots qui étaient censés nous rapprocher, nous éloignent plus que jamais les uns des autres »

« Je reprends mon tour de chant à l’Ecluse et chante Dis, quand reviendras-tu? pendant un an sans oser dire que j’en suis l’auteur. Je n’avais jusqu’à ce jour interprété que des chansons d’amour composées par des hommes; je peux enfin chanter l’amour comme une femme. Si elles disent la même chose, les chansons d’amour écrites par des hommes ou par des femmes le disent de manière bien différente… »

Depuis toujours, j’aime la chanson française, grâce à mon papa. Nous aimons tous les deux – entre autres – Barbara. Il y a quelques années, nous allions voir le spectacle Vaille que vivre, avec Alexandre Tharaud et Juliette Binoche. Lors d’une foire aux livres, j’ai trouvé ce petit bijou. Je n’avais pas connaissance de son existence…

Barbara écrit en son nom. Elle revient tout d’abord sur son enfance, décousue, à cause de la guerre et des nombreux déménagements de sa famille. Puis elle expose son envie de chanter, toute jeune, sa volonté de faire du piano malgré ses mains rigides… Elle nous parle de son premier amour, de sa rencontre avec Gérard Depardieu, des tournées qu’elle fait, de l’amour pour son public…

Il était un piano noir révèle des fragments de vie de Barbara, avec sa plume, poétique, tantôt sombre. Une femme qui rêvait de vivre sa vie de chanteuse, qui s’en est donné tous les moyens, pour nous laisser les textes que nous lui connaissons en héritage. Une parenthèse dans le passé, où déjà, on voyait les prémisses d’un monde moderne…

Michel Bussi, Tout ce qui est sur terre doit périr, la dernière licorne, Pocket.

« On ne connait des Nephilim que ce qu’ils veulent bien révéler d’eux-mêmes sur le site internet. Nos services de sécurité travaillent en collaboration étroite avec Interpol. Pour l’instant, nous savons seulement que les Nephilim défendent le secret de l’arche, le caractère inviolable du mont Ararat dans la lignée des prophéties de Jacob, sans oublier quelques références au Livre d’Enoch. »

« Le plus important, Morad. Toutes ces pièces n’ont de sens que tu si tu retrouves le témoin… le seul témoin qui ait raconté la véritable histoire… le seul qui puisse nous mener au secret de l’arche… »

Ce livre était déjà paru il y a quelques années sous le nom de Tobby Rolland. Lors de la rencontre avec les lecteurs au Livre sur la place à Nancy, Michel Bussi nous avait promis une surprise… La voilà: la réédition, sous son nom, de ce roman paru auparavant. Il était inenvisageable que je ne lise pas ce roman, qui – selon les dires de l’auteur lui-même, n’est pas tout à fait dans le style de ses autres romans.

Zak Ikabi, doctorant et passionné par l’épisode du déluge et de l’arche de Noé, se lance dans une enquête: retrouver toutes les pièces d’un puzzle permettant de trouver l’arche de Noé. Il prend en otage Cécile Serval, glaciologue et son professeur Arsène Parella. Mais l’intention est bonne: c’est pour leur sauver la vie. Alors que dans le monde entier, des hommes se lancent aussi à la recherche de l’arche de Noé, les trois personnages principaux vont devoir éviter les pièges pour survivre. Pendant ce temps, une petite fille remarque une licorne en jouet…

Ce roman est palpitant ! Plus on tourne les pages, plus le rythme est effréné. Si les premières pages m’ont laissée pantoise, l’histoire, entre thriller et ésotérisme, m’a fascinée. En plus d’une intrigue ficelée à la perfection par l’auteur, ce livre donne l’envie de se (re)plonger dans cet épisode de la Bible, et d’en savoir plus sur le livre d’Enoch… Amateurs du Da Vinci Code, ce livre est pour vous !

Julien Sandrel, La vie qui m’attendait, Calmann Lévy.

« Je me surprends à sourire. À imaginer à quoi pourrait bien ressembler ma vie si je vivais ici, dans le sud de la France. Est-ce que mon rythme serait le même ? Est-ce que mon quotidien y serait plus doux ? Je pourrais rester des heures à contempler le paysage. Je pourrais mais ce n’est pas du tout ce qui va se passer. « 

« Nos vies sont-elles des chimères ? Tout ce que nous savions a été balayé en un instant. Nos vies d’avant n’existent plus. »

La vie qui m’attendait était dans ma pile depuis un moment, mais je voulais laisser passer un peu de temps après la magie que m’avait procuré la Chambre des Merveilles, du même auteur. J’ai ensuite attendu le petit-déjeuner littéraire avec l’auteur avant de poster cette chronique…

Romane est une médecin généraliste hypocondriaque. Sa vie est fade, elle suit une routine sans saveur. Elle n’est pas heureuse. Elle a une relation fusionnelle avec son père dont elle ne veut plus. Alors qu’elle suit ce petit train-train confortable, une de ses patientes lui avoue qu’elle l’a vue à Marseille, qu’elle est au courant. Romane part donc à la recherche de cet énigmatique double…

Un roman qui met en scène la vie et les possibilités qui peuvent s’offrir à un même destin. Les relations familiales sont au centre de cette réflexion. Comment vivre dans le mensonge et en sortir ? Qu’est ce que l’Autre peut révéler sur soi-même ?

Happy Halloween !

« Tom Skelton frissonne. Chacun sait que ce soir le vent n’est pas normal et qu’en cette veille de la Toussaint la pénombre est spéciale. L’air semble paré de banderoles de velours noires, orange ou dorées. Comme pour une cérémonie mortuaire giclent de chaque cheminée des panaches de fumée. Hors des cuisines se dégagent des odeurs de citrouilles : celles qu’on évide pour façonner des têtes hilares et grimaçantes, celles qu’on cuit au four pour les déguster en tartes fondantes. « 

« À ce fouillis de branchages pendent, innombrables, des citrouilles de toutes formes et tailles, dont la teinte varie de l’orange vif au gris-rouille. »

En ce 31 octobre, jour d’Halloween, j’ai décidé de vous présenter un roman sur cette célèbre fête ! J’ai donc choisi L’arbre d’halloween de Ray Bradbury…

Tom Skelton est un adolescent qui s’apprête à fêter Halloween avec sa bande de huit copains. Pipkin, un adolescent de la bande n’est pas en forme. Étrange pour lui qui est toujours prêt à faire la fête. Il leur donne néanmoins rendez-vous dans une maison hantée au bout de la ville. C’est là bas que les jeunes font la découverte d’un drôle d’arbre, avec des citrouilles : l’arbre d’halloween. Pipkin disparaît. Les huit adolescents font la connaissance de Montsuaire, avec qui ils partent à la recherche de Pipkin. La traversée des différentes époques et des traditions d’halloween peut commencer…

Ce roman est un véritable conte qui permet à petits comme grands de (re) découvrir les traditions d’Halloween et son évolution au fil du temps. Une parenthèse poétique qui nous plonge dans l’univers de la fête d’Halloween sans en frissonner. Alors, des bonbons ou un sort ?